22 mai 2026

Abbé Jean Anatole Sabw in memoriam

 


Quelle triste nouvelle! L'abbé Jean Anatole Sabw Kanyang, prêtre du diocèse de Luiza, vient de tirer sa révérence. Je l'ai connu à Fribourg où nous étions voisins de chambre dans la communauté des Missionnaires de Bethléem, Chemin de l'abbé Freeley. Il était au Foyer St Justin avant monter à Torry. Brillant chercheur, il avait une licence des Facultés catholiques de Kinshasa. Il me fascinait par sa discipline et sa passion pour ses études. Nous échangions souvent sur des sujets d'actualités, sur des amis communs de Luiza ou du Kasaï. Il m'a aidé à atteindre mon ami Jean Roger Lumu de pieuse mémoire. Dans nos dialogues, il en voulait à un collègue qui aurait imité la signature de son évêque pour s'inscrire à Rome. L'histoire jugera. Il possédait une photo-souvenir qui le montrait avec le théologien Hans Küng aux FCK alors qu'il y était étudiant. Comme par coïncidence, il vient de mourir à Tubingue. 
C'était un compatriote agréable, pieux, sage et de bon conseil. Je l'avais présenté à ma bienfaitrice Mme Weingärtner de Munich lors d'une de ses visites à Fribourg. Jean Anatole préparait encore sa thèse de doctorat en patristique à la faculté de théologie lorsque j'ai quitté Torry en mai 92. Nous nous sommes revus à mon retour du Zaïre; nous avons partagé un repas au restaurant de la gare de Fribourg. En juin 94, Jean Sabw m'a appelé pour s'informer de la maladie de ma soeur Louise, alors que je me trouvais à Munich. Depuis, nos voies se sont complètement séparées. J'étais toutefois informé de son parcours par recoupements. Et j'ai même lu sa thèse à la bibliothèque de la SOAS, à Londres: Episcopus et plebs: L'évêque et la communauté ecclésiale dans les conciles africains (345-525) (Bern, Peter Lang: 2002). Quel travail de bénédictin! Chapeau! 
Va en paix cher frère et ami Jean Anatole. Des souvenirs de nos discussions et de la vie  communautaire à la maison de Bethléem me  reviennent. Je pense avec gratitude aux braves missionnaires de Bethléem: PP Bruno Fürer, François Lovis, Georges Conus, Jean Cottet, Jakob Baumgartner, Frère Bernhard Döbelin et André Gachet, qui nous ont offert un cadre spirituel et humain propice à notre développement intellectuel. Je pense à nos rencontres à la bibliothèque de théologie où tu me demandais si je ne m'étais pas égaré. Je pense à certains commentaires que tu émettais sur la politique, l'église, la musique, la vie, Je pense, je pense,.... 
Adieu Jean Anatole ! Te voilà parti ad patrem. Condoléances mutuelles à ta famille biologique et au diocèse de Luiza pour cette perte énorme. Tu as servi l'église jusqu'au bout. Que tu reçoives la couronne des élus du Ciel! Amen!

19 mai 2026

19 Mai: Baptême

J'étais baptisé le 19 mai 1957 par le père Joseph Malfliet SVD à Kimbau. Parole de mes feux parents! Mais dans le registre des baptêmes de la MC Kimbau, c'est le père Tromp qui a signé comme célébrant de la cérémonie. J'ai eu la joie de revoir le père Kayefwa alias Tsia Mutombu à Bruxelles en juillet 1982 en compagnie des pères Van den Broeck et Mario Estepa SVD. De taille modeste et svelte, tel que je le voyais dans les photos, le brave missionnaire était déjà à la retraite dans un foyer pour personnes agées. Paix éternelle à son âme! 

J'ai grandi dans la foi catholique. J'ai suivi une formation litteraire au petit séminaire de Kalonda, philosophique au grand séminaire de Mayidi et théologique à l'Urbaniana à Rome. Même mon doctorat  es lettres a été obtenu dans une université catholique à Fribourg. J'étais prêtre diocésain de Kenge pendant quinze ans avant de m'orienter vers l'enseignement universitaire à Berlin, puis à Cave Hill et récemment à l'ISP Kenge. Jusqu'à ce jour je professe la foi catholique: Et unam sanctam catholicam et apostolicam ecclesiam. Confiteor unum baptisma. Jour de louange et de prière. Que le Seigneur me garde et me protège.

16 mai 2026

Solution à l'insécurité à l'Est

Après le sommet Africa Forward 2026 tenu du 11 au 12 mai 2026 à Nairobi, les Congolais ont jugé mitigées les déclarations du président français Emmanuel Macron ä propos de l'insécurité à l'Est de la RDC. Une version plus assouplie et étendue de la sinistre Frane-Afrique, pilotée par la France. En appelant victimes et agresseurs au "dialogue", ce dernier refuserait de condamner le Rwanda. Il soutiendrait par contre l'intégrité territoriale de la RDC. Ce discours ambigu envoie un signal contradictoire au peuple congolais. Cela s'explique par le fait que les intérêts français dans l'exploitation des minerais congolais via Kigali sont énormes. Ce n'est donc pas de la France qu'il faudrait attendre une solution acceptable à ce conflit. Ni d'aucun autre pays. 

Depuis plusieurs années, je ne trouve personnellement pas d'autre solution à mon la crise de l'Est de la RDC que la guerre. La diplomatie apporte certes des résultats positifs, mais elle ne suffit pas à éradiquer l'occupation du pays par des forces étrangères. L'Occident n'est pas préoccupé par le bien des Congolais, mais par les matières premières dont regorge ce pays. Et le Rwanda leur parait plus sûr que la RDC. Aussi simple que cela. Il revient aux Congolais de prendre leur responsabilité, de s'armer et de défendre leur territoire. Le reste, c'est de l'opium pour endormir la galerie. Je ne crois pas au discours diplomatique empreint d'ambiguités. Les décisions prises dans des bureaux feutrés des palais occidentaux n'ont aucun impact sur le terrain oriental congolais. Ces leaders n'ont aucune idée des crimes et souffrances impitoyables qu'endurent nos compatriotes dans cette partie du pays. Nos compatriotes sont tués, assassinés, terrorisés, les femmes violées, les enfants mis en débandade et séparés de leurs parents. Les envahisseurs ont occupé nos terres et villes par les armes, il ne faudrait pas attendre qu'ils partent pacifiquement, même à la suite d'une diplomatie persuasive. La guerre est inévitable pour en finir avec ce théâtre criminel et sanguinaire. Pro patria mori.

15 mai 2026

La mendicité comme occupation

Je connais à travers le monde des gens qui vivent de la mendicité. Ils n'ont pas peur ni de gène à demander de l'assistance. Ces gens passent maîtres dans l'art de la mendicité. Dotés d'une capacité de persuasion, ils savent ouvrir même les mains flambeaux, comme on disait jadis au Zaïre. Par tous les moyens, ils arrivent à vous soutirer quelque chose, sous peine de vous laisser dans le regret ou la culpabilité au cas où vous seriez inflexibles. J'en connais qui n'entretiennent de relations que d'intérêt, et qui vous repoussent au moindre faux pas. C'est souvent une chaîne: la mère ou le mari intercède auprès de l'âme généreuse pour que le butin soit décroché. Par une sorte de harcelement bien nuancé, par une insistance adéquatement dosée ou calculée, ils obtiennent ce qu'ils veulent coûte que coûte. J'en connais trois spécialement qui ont fait de la mendicité leur occupation principale. Ils manquent de tout, mais jamais des mégas pour leurs communications.

Le premier est un homme de Dieu. Chez lui, chaque rencontre avec un inconnu constitue une manne à dons, dont il faudrait tirer le plus grand bénéfice. Un autre se sert de sa maladie pour ne pas travailler mais jouir du fruit du travail des autres. Je ne parle pas des charlatans pasteurs prêts à tout pour faire "sceller" les multiples bienfaits de leurs actions thérapeutiques. J'en connais une, une dame  qui élève ses nombreux enfants toute seule, mais avec l'aide de plusieurs membres de famille. Elle s'arrange sans vergogne à soutirer les dividendes des ayant droit. Elle vit aux crochets de ses frères, soeurs, neveux et nièces, qui se démènent à lui assurer une vie décente. Toute sa vie, elle n'a jamais travaillé ni gagné de salaire. Toute sa vie, elle a peaufiné des méthodes et moyens pour s'assurer la générosité de ses bienfaiteurs, sans jamais rien sacrifier en retour. A se demander si elle éprouve de la gène ou de la honte lorsqu'elle dérange les autres, comme si ces derniers n'avaient aucune responsabilité. Chaque relation, chaque coup de fil sonne chez elle comme une demande d'aide, comme si le monde n'existait qu'autour d'elle seule. 

Le troisième, c'est un homme à projets. Démarcheur dans le coeur et dans l'âme, il prévient qu'il a besoin d'un petit quelque chose afin de se prémunir contre la nécessité. Il ne se considère pas comme un pauvre, mais vise des choses spectaculaires. Ses chiffres se projettent en millions, pas en milliers. C'est le genre du prometteur qui n'a jamais rien en mains quand il doit agir ou aider. Pour verser la dot de son épouse, il arrange un scénario tel qu'au final, les autres paient et lui-même ne sort pas un seul sou. A l'occasion du mariage coutumier de sa nièce, il promet une somme qui couvrirait tous les frais manquants, mais finalement on ne voit pas la somme et il ne se présente même pas à la fête des noces. C'est le vendeur de rêves qui n'a jamais rien mais dispose de la parole vive pour laisser les autres intervenir et tout faire. Bon parleur, il impressionne par son langage bien agencé, son raisonnement incisif, logique et rigoureux. Logique? Oui, de sa logique, une logique que lui seul soutient au monde. Maître ès fourberie! Il hait le travail, mais profite du travail des autres. Pourquoi pas? 

L'artiste mendiant contraint son sponsor ou mécène à l'action. Il court le risque de détruire ses relations en culpabilisant son interlocuteur. Il n'a cure des sentiments de ses victimes, seul compte son intérêt. 


14 mai 2026

La politique comme elle va

Je suis apolitique mais j'écris souvent sur la politique. Je l'aborde en littéraire, n'étant ni politologue ni juriste ni même acteur dans ce domaine. Je clame toujours que la politique me sert de portable théâtral pour des réflexions à la fois sarcastique, rarement sérieuse sauf quand je cite nommément des individus. Domaine sensible, j'aime mieux garder mes distances et me tenir loin des péripéties politiques. Un ancien commissaire sous-régional du Kwilu nous a une fois surpris à Kalonda en déclarant: "L'abbé ici à ma côté (sic) est plus politicien que moi". Il s'agissait de l'abbé Denis Luhangu. C'était en 1975. 

Cinquante années se sont écoulées entre-temps, la politique demeure identique dans sa diversité et son unicité. Les acteurs ont changé sur le portable, mais la politique reste la même comme !'eau qui prend la forme de son contenant. Oui en effet l'eau est unique, qu'elle sorte d'un tuyau, d'un sceau d'une bouteille ou d'un verre. Ainsi en est-il de politique. La volte-face et l'imprévisibilité même si l'homme ne change jamais fondamentalement caractérisent l'homme politique. L'appât du pouvoir contraint a la contradiction. L'homme politique tient un discours et son contraire selon qu'il est au pouvoir ou dans l'opposition. Il ne tire la couverture que de son côté. Ce qu'il a fermement renié hier pourrait lui servir de socle aujourd'hui. Appelez ce phénomène comme vous voulez, traitez l'individu de toutes les qualificatifs les plus indignes, l'homme politique se façonne une image immaculée même s'il est le plus crapuleux des humains. Il y a cinquante ans un politicien détourneur le denier public, c'est enfui avec les agents assignés à sa securité, est entré en clandestinité puis en opposition, est revenu au pays=a ete nommé gouverneur urbain, promu ministre d'état. Quel fabuleux parcours ! Aujourd'hui c'est pareil. 

C'est l'observation des comportements des hommes politiques qui m'intéresse. Les querelles individuelles et partisanes n'ont de sens que pour la gallerie. Nihil novi sub sole! Plus ça change plus c'est la même chose. 


13 mai 2026

"Kein Weltfriede ohne Religionsfrieden" (Küng)

Das ist eben Hans Küng und sein Konzept des Weltethos. Diese Überzeugung von ihm hatte er lange Jahre verteidigt und bewiesen. Und heute mehr als gestern stimmt alles, genau wie es der berühmte Schweizer Theolog vor vielen Jahren weltweit geäussert hatte. Dass Rom ihm die Missio Canonica entzogen hatte, hatte ich damals für eine Schande gehalten. Die Uni Tübingen hatte ihn nie verlassen. Ich war unter den Theologiestudenten, die linke Ideen oder Verhältnisse positiv ansahen. Ich hatte einen Artikel úber die Taufe geschrieben, den die Zeitschrift Telema nicht veröffentlicht hatte. Der Grund war, weil dieser Text gegen die offizielle Lehre der Katholischen Kirche war. Deutsche Theologe wie Kasper, Rahner, Ratzinger unter anderen waren mir am liebsten zu lesen. Küng war der resizendste, und sogar mein Vorbild. Mein allererster Artikel war durch Küng inspiriert. Pater Simon Boka hatte den Text gefährlich und nicht richtig geschrieben gefunden. Als P De Decker mir es erzählt hatte, war ich sehr enttäuscht, weil ich in dieser Richtung weiterstudieren wollte. Dieser Shock so zusagen war das Ende meines Dogmatiktraums. Gern hatte ich Vorlesungen von Theologen und Vortäge von Philosophen wie Habermas oder Gadamer an der Uni Gregoriana in Rom zugehört. Das war meine Leidenschaft. Sehr wahrscheilich hätte ich eine Doktorarbeit über Hans Küng geschrieben hatte, wenn ich die Gelegenheit gehabt hätte. Dann ich mich entschlossen die Bibel auf Griechisch und Hebräisch lernen und lesen zu können. Wie Sprachen meine natürlichen Stärken waren, war es mir einfach mich damit zu beschäftigen. Aber Küng hatte nich über alles faziniert. Der Mann war mir Ehrlich und wise. Da ist er in meinem Leben wieder anwesend. Sein Begriff "Kein Nationsfriede ohne Religionsfrieden" bleibt wahr für ewig und ewig.

12 mai 2026

Des pasteurs critiquent l'église catholique

Ce thème est connu de tous. Beaucoup de pasteurs des églises du réveil s'acharnent avec passion contre l'église catholique romaine. Une stratégie très sûre pour s'assurer un succès auprès de leurs fidèles. Il s'agit de puiser des fidèles dans ce grand réservoir qui compte plus de deux milliards de croyants. Alors ces pasteurs s'attaquent aussi bien à la doctrine catholique qu'à sa hiérarchie et son clergé. C'est de bonne guerre comme qui dirait. La "sola scripta" luthérienne fonctionne à merveille. 

Un pasteur du réveil s'est dernièrement attaqué avec virulence au culte de la Vierge Marie tel qu'il est pratiqué par les catholiques. C'est à ses yeux un blasphème, de l'idolâtrie, vu qu'aucun passage de la Bible n'en parle ni le recommande. Marie serait, selon lui, juste la mère de Jésus, et ne mérite aucune prière.  Comme c'est un sacrilège que de professer la virginité de Marie, ledit pasteur condamne à la damnation et à la géhenne du feu tous les chrétiens qui la vénèrent. Il condamne de fait, le dogme de l'Immaculée Conception, et out ce que l'église prône dans sa doctrine mariologique. Des devises comme "Totus Tuus" de St Jean-Paul II serait à ses yeux des abérations sans fondement biblique, donc basées sur des hérésies. Or Marie n'est pas une déesse, que je sache: "Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, ...". Elle a mission de médiation, d'intercession comme d'ailleurs tous les saints du Ciel. Nulle part dans la Bible cette phrase n'est visible. Il combat et récuse la séculaire traditon de la maternité divine de la Sainte Vierge Marie.  

Un autre pasteur justifie la dîme que lui versent Les fidèles par une pratique catholique. Serviteur de Dieu qui exige des billets de banque en Dollars, il s'étonne que les médias le critiquent pour sa cupidité et son enrichissement personnel. Un autre, comme Jesus; "Nalongoli maladi.... scellez la guérison" et les fidèles se précipitent pour déposer leur offrande. Ensuite: "Napesi mabala, Napesi kobota.... scellez avant que la grâce divine ne disparaisse. " Les fidèles reviennent de nouveau avec leurs offrandes. De tous ces chrétiens obséquieux, personne n'osé comprendre que ledit pasteur n' d'autre visée que de gagner de l'argent. On dirait qu'ils sont tous envoûtés. Et pourquoi pas car ces derniers recourent à des pratiques sorcières de domination et d'enrichissement faciles. 

Je m'arrête à ces exemples pour souligner l'impact de la parole des pasteurs sur le comportement de leurs fidèles souvent par les prétendus miracles de leurs pasteure. trop fanatiques et obnubilés J'y reviendrai.

Paix entre les religions

Un ami sri-lankais que je croise à l'église St Francis ne cesse de me rappeler que la religion est derrière toutes les guerres qui se succèdent dans le monde depuis des siècles. Il y a selon lui guerre de religions partout. Il suffit de réfléchir profondément. Les divergences religieuses sous-tendent les relations conflictuelles entre les états. Cette façon de penser au théologien suisse Hans Küng. 
"Kein Friede unter den Nationen ohne Frieden unter den Religionen" (Pas de paix entre les nations sans paix entre les religions). Une phrase que j'ai retenue du vivant même de Hans Küng souvent répétée lors de ses interviews télévisées tout comme à la conférence qu'il tint en 1991 dans l'Aula Magna de l'Uni Fribourg. Le très médiatique Prof Dr Küng jouissait d'un succès incroyable du temps de mes études universitaires à Rome comme à Fribourg. Ses positions contre certains dogmes comme l'infallibilité du Pape reçurent un retentissement mondial.  Je ne crois pas que mon ami ingénieur sri-lankais ait jamais entendu parler de Küng. En tout cas, il défend avec conviction la même théorie ou thèse que l'homme de Tübingen.
A y réfléchir, il y a des faits patents qui lui donnent raison. Si c'est vrai pour l'actuelle guerre entre l'Iran et la coalition Israël-Etats-Unis, cela ne l'ai pas forcément entre l'Ukraine et la Russie. Mais si hélas! Notre ami remonte à l'histoire des Tzars mongols.... et y lit l'éclatement d'idéologies religieuses défendues par les belligérants.  De là il perçoit au Nigeria, en RDC, au Mali, en Libye, l'ombre furtive d'un conflit avec l'Islam qui n'est pas invisible selon lui. Sa vision des choses montre que le  monde occidental, à s'y méprendre, évolue une islamisation démographique très subtile mais constante. Je vais approfondir ma réflexion à ce sujet. 
Et s'il avait totalement raison??

9 mai 2026

Troisième mandat pour le président congolais actuel?

 ..." si les Congolais le lui demandent." C'est autour de cette phrase conditionnée que partisans et opposants du président congolais s'empoignent. Logique, responsable et normale pour les partisans. Inconstitutionnelle pour les opposants. Le monde politique congolais s'agite depuis plusieurs mois autour de ce débat. Qui a raison? Qui a tort? Difficile de trancher. Tout dépend de l'interprétation des textes et de la notion de démocratie qu'on défend. L'autre point d'acchopement, c'est les élections de 2028. Pas possible si le Nord Kivu et le Sud Kivu ne rentrent pas sous le contrôle du gouvernement central de Kinshasa. Les élections les éloigneraient du centre et les pousseraient à justifier leur démembrement du reste du pays. Tel est le dilemme. Telle est la situation embarrassante et insidieuse que traverse la RDC. Quelles sont les voies de sortie de guerre? Dialogue inclusif, referendum pourraient constituer des moyens pour solliciter la volonté des citoyennes et citoyens congolais. J'estime pour ma part que, malgré les passions des uns et des autres, les Congolais sont assez mûrs et réalistes pour trouver une solution négociée pour le plus grand intérêt de la nation. Entre la poursuite d'un autre mandat, un glissement de fait qui ne dit pas son nom, et une paix incertaine sur toute l'étendue de la république, il y a lieu de se fier à la responsabilité commune et unanime des Congolais. Entre une dérive dictatoriale pour les opposants et un consensus referendaire salutaire pour les partisans du pouvoir, l'intervalle s'avère quasi impossible à gérer. La réalité est que dans sa qualité de garant et de commandant suprême des armées, le président possède assez de marge de manoeuvre pour justifier sa vision et le soutien de ses partisans. C'est l'insécurité à l'Est qui conditionne tout: il faudrait absolument réunifier le pays avant de parler d'élection. Attendons voir. Pour moi apolitique et littéraire, seules la paix et l'intangibilité des frontières nationales comptent. La paix ne s'obtiendra qu'à la fin effective des hostilités séparatrices ou sécessionnistes qui balkaniseraient le pays. Et ce sera par la force des armes. Les individus passent, la nation reste. Pro patria mori. 

7 mai 2026

Pourquoi le FC Bayern a-t-il perdu contre PSG?

6 mai 2026. J'ai suivi les deux matchs entre PSG et le Bayern presque intégralement à l'aller comme au retour. Deux matchs de très grande intensité. Je l'ai dit à Sera: le Bayern concède trop de buts. Donc defense perméable, goalkeeper en déclin, milieu de terrain deficient, lenteur à l'attaque. Des pertes de balle parfois trop faciles pour des professionnels grassement payés. Paris a compris cela et a enchaîné des contre-attaques dangereuses. PSG était compact, solide en défense, un gardien jeune et efficace, une attaque très rapide prête à semer le danger à tout moment dans le camp bavarois. La pression s'est établie dès les premières minutes. Stratégie parfaite. Bravo PSG. 

Le FCB a perdu cette demi finale parce qu'il n'a pas joué son jeu habituel, victime de son propre système de jeu. L'école de Cruyff Guardiola a fait son temps. 

La finale PSG vs Arsenal s'annonce dure et intéressant. Il n' y aura pas forcément du beau football. PSG possède un léger avantage, étant le champion en titre qui va tenter le doublé. Arsenal a démontré qu'elle est la meilleure équipe de ce Champions League. Clean sheet... Victoires et matchs nuls, aucune défaite. La légende veut qu'une équipe anglaise en finale gagne la coupe. Entre expérience et tradition, nous sommes devant un quitte ou double. Le suspense reste entier. Il y aura bien un vainqueur et c'est cela la beauté du football.

How are we doing?

"How are we doing?" This is the question or the greeting sentence Fr Omaris uses to start his Sunday homily at St Francis of Assisi, Barbados. The congregation appreciate it because it shows a proximity of heart and feelings, a whole of togetherness and  tight binding between the pastor and his christians. But there is more than just this yo say about the responses. 

"Good", "well" or "I am fine". I personally respond "surviving' and people are surprised, try to smile or just continue the conversation. And this is not usually the purpose of the question. All is protocol sofar. But there are many other surprising responses to the same question? 

"I can't complain", older or mature people say. Meaning I am good and it can't be any better. I take it as it comes. Senior people often add that "I wish it could be better".  Others invoke Gold's blessings and graces. "I am blessed by the grace of God". The most interesting I ever heard was from a colleague on campus who would great his friend by saying: 'Mussels" expecting the other to say the same word. The response depends on the place, the quality of relationship between the individuals, the level of speech (private, official, popular or even vulgar). The response comes out according to a certain protocol or social habit. 

"Are you still alive?", and the spontaneous response is: "Did you send somebody to kill me?". This agressive statement is sign of a very closed acquaintance. Violent words, but yet pleasant=and friendly. Please pay attention to the responses raised by the simple question "How are you" and you will be surprised. 

5 mai 2026

Education, oui mais quelle éducation?

Ecole coloniale? Les colons nous ont imposé un système scolaire pensé par eux pour les colonisés. Il y a des Congolais qui ridiculisent cet aspect au lieu de reconnaître que ce système répondait à leur mission principale. Il visait non pas le développement du colonisé, mais bien l'exploitation mentale et matérielle des colonisés. C'était l'éducation du "fais ceci fais cela", ou d'obséquosité. Le but était de comprendre les ordres du maître et de les exécuter. Pas plus. 

Ouverture au monde. J'ai suivi une interview du Père Ekwa, mémorable responsable de l'éducation catholique congolaise entre 1960-75 et plus tard président du Cadicec. Voilà un produit du système colonial qui, chiffres à l'appui, a admis les bienfaits de l'école occidentale. Celle-ci, selon lui, offrait la possibilité aux enfants africains de s'ouvrir au monde, de rivaliser avec les enfants du reste du monde entier. Fils de chef coutumier, il a bénéficié d'une éducation exemplaire qui l'a amené à devenir jésuite, c'est-à-dire membre d'une congrégation religieuse réputée pour la qualité de ses écoles et l'excellence de ses élèves. Je crois savoir qu'il a rendu d'énormes services à la nation congolaise. Contrairement aux radicaux révolutionnaires anti-coloniaux, le Père Ekwa a été de ceux qui ont opéré, avec un succès relativement remarquable, une transition raisonnable entre l'école du Congo-Belge et l'école de la RD Congo. Moi qui ai commencé la primaire en 1963, me situe dans cette trajectoire. Respect et gratitude. 

"A-t-on jamais vu une entreprise où l'on engage des philosophes?" Question apparemment comique par Mr Eliézer Tambwe, mais qui comporte une certaine vérité. Que fais-tu avec un diplôme de latin-philosophie? Je comprends d'où la question vient, mais je n'oserais jamais supprimer la section latin-philosophie du système scolaire. Ce serait pour moi comme renier ma propre formation, ma mission fondamentale d'homme et d'enseignant. A l'université des West Indies, j'ai été directeur de l'école des études supérieures ou école doctorale. On ne force pas le talent. Tout le monde n'est pas appelé à manipuler des machines ni à piloter un avion. Que deviendraient les artistes musiciens, comédiens, peintres ou sculpteurs? Et les sportifs, les médecins, les enseignants, les commerçants? Il faut du tout pour faire un monde, dit un adage. Les sciences humaines comme les sciences exactes sont utiles au pays. Au pays d'identifier et de privilégier ses besoins, et dès lors d'investir dans les domaines les plus immédiatment rentables. Au lieu de poser ou de résoudre cette question scolaire dans la mêlée, il y a lieu d'établir un plan bien ciblé à court ou à long termes, qui tenterait de résoudre synérgiquement tous les problèmes du pays. 

A une époque, l'examen de maturité orientait les élèves vers les différentes facultés universitaires. Déjà au niveau du secondaire, chaque enfant était guidé vers telle ou telle école, sélectionnée, technique ou professionnelle, selon ses aptitudes. Ngudia Miledi mia Khatu, ma défunte mère, me parlait de "kalasi dia kipati kia biodi" (classe de manioc trempé pendant deux jours dans l'eau) pour désigner l'école pédagogique de Kingungi. Suku et yaka peuvent comprendre cette expression. En fait, les colons avaient institué une formation accélérée d'une année des maîtres afin de pallier à la carence du personnel enseignant. A peine partis de Kimbau, les candidats revenaient de Kingungi une année après truffés du prestigieux titre de "maître".

Une école africaine pour les Africains? Une école congolaise pour les Congolais? Je n'en disconviens pas, mais à quelle condition? Le fait que l'école, dans sa forme actuelle, nous soit venue de l'Occident, n'en fait pas moins l'objet d'une critique interne ni d'une réforme constructive. Il ne s'agit pas de faire table rase de tout ce que les colons ont implanté chez nous, mais d'en discerner ce qui est bien et nécessaire pour notre développement intégral. L'école doit avoir pour objectif d'outiller l'élève avec des capacités utiles pour servir sa société, son pays. A l'état d'assurer l'administration et l'organisation de l'éducation nationale. Il s'agit d'intégrer judicieusement toutes les aptitudes dans un cercle national.

Frère Adolphe Vandal, fondateur du Lycée Mikembo

Une petite observation de ma part, Abbé Robert LUSILU BIPA :

Adolphe VANDAL UBA BOOS fut un religieux (Frère Joséphite de KINZAMBI) et non un Père, c'est-à-dire, prêtre. Il n'avait jamais donné son nom aux écoles qu'il créait.

Pour l'immortaliser, j'ai créé le C.S. Frère Adolphe VANDAL à KAMWENI/KOLOKOSO. A ce jour, une école "Institut VANDAL" est aussi implantée à KIMWELA/MASAMUNA.

Ce lycée commence à NZANZU sous le nom de MIGIEMBU, un village enclavé et difficilement accessible, avant de l'implanter à MASAMUNA sur la route nationale. Ce passé est-il aussi inclus dans le temps jubilaire ?

Il ne serait pas aussi inutile de comparer cette historique avec les écoles créées dans la foulée par le Frère Adolphe VANDAL : Institut MOKWEN/DUNDA, Institut WAKANA/KIMAFU, Lycée KIMWELA/TSAKALA-NZADI, aujourd'hui Institut MUSAKA à MUSAKA...

4 mai 2026

50 ans du Lycée Mikembo


 [10:18, 5/4/2026] kahiudimabana: J'y ai co-enseigné, avec Faustin Mampuya, la religion en 6e en 1978-79. Que des souvenirs! Merci de me reconnecter avec mon passé.

[10:25, 5/4/2026] kahiudimabana: Je crois qu'il y a erreur de date. Ce lycée a commencé en 75, nous étions en 6e. Et les filles sont venues à Kalonda animer lors d'une visite du commissaire de région Kabangu: "E tata Kabangu tumuyambi... Tumuyambi na Masi e na Kalonda na esengo"... 

Le lycée Mikembo fait en quelque sorte partie de mon parcours. C'est là que pour la première fois de ma vie je me tins devant des étudiantes pour enseigner un cours. J'ai déjà évoque ce passage sur ce blog. Il totalise 50 ans d'existence. J'imagine que l'année 1976 a été retenue comme celle de sa reconnaissance officielle par les autorités gouvernementales. Je me souviendrai toujours du Frère Vandal, joséphite de Kinzambi et fondateur de ce lycée comme d'autres écoles. La première fois qu'il est passé à Kalonda, l'abbé Firmin Kilunga nous a rassemblés au refectoire pour une prière spéciale des vocations. A l'époque, le petit séminaire de Kalonda n'avait pas encore produit aucun prêtre pour le diocèse de Kenge. Tel était l'objet principal de sa prière. C'est lui qui nous parla des 3 S: Sainteté, Sagesse et Santé, si ma mémoire est bonne. Frère Vandal a consacré sa vie au service de l'éducation, créant contre vents et marées, des écoles non viables et qui devinrent plus tard agréées par le ministère de l'éducation. 

Longue vie au lycée Mikembo. Je peux prétendre de figurer parmi les pionniers de ce lycée de Masamuna qui a acquis une bonne réputation au fil des années. Félicitations aux Soeurs de la Charité de Namur, aux différents préfets qui ont succédé à Mr Gilonga-Nzambi, aux collègues enseignants, aux élèves, au personnel administratif et pato qui ont oeuvré dans cet institut au cours des 50 ans. Je vais sans aucun doute envoyer une contribution symbolique aux festivités.  




3 mai 2026

Comment ça va? 2

La réflexion d'aujourd'hui fait suite à celle d'hier. "Comment ça va?" prend une signification spéciale en fonction de la personne à laquelle on s'adresse. Lorsqu'on sait quelque chose de la situation actuelle de la personne, la question devient spécifique. Depuis quelques jours, mon ami a sa soeur hospitalisée à Kinshasa alors que cette dernière vit aux environs de Kenge. Chaque jour qui passe, le "comment ça va?" prend une autre envergure. Cela veut dire: comment se porte la malade? comment évolue la maladie? quelles sont les nouvelles actuelles la concernant? Une polysémie variée mais marquée par le contexte du jour. La question demeure la même, mais elle prend une autre ampleur selon la date et le moment où est posée. Elle prend aussi une dimension selon qu'il s'agit d'un entretien oral ou écrit, d'un audio ou d'un appel vidéo. Le comportement et l'attitude sont différents en vertu des circonstances ambiantes.
"Comment ça va?" vaut plus qu'une simple question de santé. Elle s'étend sur tout ce qui concerne l'individu: sa vie, ses désirs, son succès, ses soucis, ses ambitions, son environnement. Oui, la réponse "ca va bien", c'est vraiment le résumé de la vie non seulement hic et nunc, mais Eaussi comment cela va évoluer dans les prochains moments. "Ca va bien ou mal" est la synthèse des différents sentiments qui traversent le coeur de l'individu interrogé. Souvent, c'est l'occasion de partager ensemble joies et peines, soucis et réussites, sympathies et solidarités. Un partage privilégié des événements vécus individuellement ou collectivement avec un sentiment d'appartenance à une même famille ou commuauté. C'est un moment de dévoilement de ce qui est vécu intimément dans son corps comme dans son esprit. C'est une invitation à la réciprocité existentielle, l'homme étant appelé à vivre ensemble ou en société. La vie se vit avec l'autre. Ainsi, "comment ça va" et "ça va bien ou mal" sont des expressions de solidarité, d'unité interpersonnelle et de cohésion sociale. 
"Comment ça va?" convoque un élément culturel important selon qu'on est en Afrique, en Europe, en Amérique ou en Asie. Elle comporte des connotations subtiles et différentes selon le lieu où l'on se trouve. Le lieu de profération de la question impose des pesanteurs culturelles dont les locuteurs doivent tenir compte. Un supérieur peut poser cette question à son subordonné, mais pas le contraire. Ce serait un manque de courtoisie que de prendre l'initiative d'interroger son boss. Un fils ne la pose pas à son père; une femme ne la pose à son mari dans la société patriarchale, macho et marquée par un instinct excessif de masculinité. Autant des marqueurs différentiels qui imposent des modes de conduites à suivre. C'est une question d'ascendance hégémonique. 
"Allo Allo comment ça va? Allo Allo comment ça va?"   


2 mai 2026

Comment ça va?

Depuis notre tendre enfance nous entendions et entendons encore cette question après les salutations habituelles. Une question tellement banale qu'elle a perdu son sens et sa pertinence au fils des années. Une question tellement automatique qu'elle s'est transformée en un rituel dénué de signification. Cependant, depuis quelques temps, j'en ai redécouvert l'importance et toute la portée. 

De la routine à la réalité le cheminement a été long. En janvier 2017, j'ai souffert d'un mal de dos suivi d'une inflammation du nerf sciatique qui m'a cloué au lit pendant une semaine. C'est d'ailleurs la seule fois qu'en vingt cinq ans j'ai bénéficié d'un congé-maladie. Autrement, j'ai toujours travaillé sans interruption. Cette semaine-là et les mois suivants, j'ai senti non seulement le poids de l'âge, mais aussi le déclin de mes forces physiques. De nombreuses réflexions me sont passées par la tête. Me lever du lit ou de la chaise sur laquelle j'étais assis était devenu un problème. C'est là que s'est confirmé que la vie, fragile et éphémère, ne tient qu'à un fil. Aussi simple que cela puisse paraître. C'est alors que m'est revenu à l'esprit le rituel de la salutation. J'ai compris par mon corps la véracité de certains adages et prières debités souvent sans en connaître la profondeur.

"Comment ça va?" Ça me rappelle un film ouest africain, certes mais bien plus que cela. Il l faut écouter son corps: le corps parle et adresse des messages clairs auxquels il ne faudrait pas rester sourd. L'expression "ça va bien ou ça ne va pas" revêt une dimension plus profonde que la parole elle-même. Elle inscrit le locuteur dans la durée de la vie où dans le circuit de la mort. Se lever du lit ou de sa chaise devient un acte de triomphe. Se redresser sur son dos un exploit héroïque. Marcher debout le couronnement d'un mécanisme existentiel complexe et vital. Je sais de quoi je parle. La douleur qui empêche de disposer librement de son corps montre la finitude de l'homme et la conscience de sa vulnérabilité incommensurable. Des tragédies sombres et inavouées se vivent en nous, autour de nous et avec nous, parfois provoquées par nous. Mais là n'est pas notre propos d'aujourd'hui, bien que ce soit un sujet connexe.

Allo Allo comment ça va??? Donnez le pouls de votre état d'âme, d'esprit et de corps. 


29 avr. 2026

Le dernier anniversaire de sexagénaire





29 avril 2026, c'est mon dernier anniversaire de sexagénaire. Waouh. Gloria in excelsis Deo. Comment ne pas louer l'Etetnel pour les merveilles qu'il a accomplies dans ma vie? Comment ne pas penser à mes parents qui m'ont porté dès mes premiers cris de triomphe et de souffle? Mes grands-parents que j'ai tous connus, mes sœurs, mes frères, mes tantes, mes oncles, mes amies, mes amis, mes collègues, et toutes et tous... dans mon fort intérieur. Merci à tout ce beau monde! Oui, ça c'est mon univers.
Je pourrais m'avouer béni de Dieu. La Providence, à laquelle je crois infiniment, m'a secouru et me secourt toute ma vie durant. I am richly Blessed. Aucune honte ni peur de le dire. Toute ma vie, j'ai senti l'amour des miens et de mes proches. J'ai été constamment protégé par la main divine. Dans le désespoir, le Seigneur m'a donné le courage et la sagesse nécessaires pour m'en sortir. Et j'ai reçu, et je reçois, tout ce qui m'arrive comme un don du Ciel jusqu'à mon dernier souffle. Je pense à Clavère Maman, à Ibangu et à Mukawa, avec qui je partage le quotidien. Je pense à toutes celles et à tous ceux que le Ciel a mis sur mon chemin. Leur reconfortante présence m'est essentielle. Sans oublier ma Fleur de cactus ! Intelligenti pauca!
Je ne peux qu'être humble et rendre hommage au Maître du monde, qui contrôle ma vie et continue de me guider sous sa houlette. Amen. 

28 avr. 2026

La beauté d'une famille

Ma famille s'est réunie autour du mariage de notre nièce Anne Louise, fille de Rigobert. C'était la première fois que nous mariions une Mabana. Il y a avant elle un neveu, deux nièces, et j'ai participé d'une façon ou d'une autre à ces célébrations de mariage. A travers cet engagement, j'ai pu observer mes frères, mes soeurs, mes neveux et nièces. Chacun a fait quelque chose. Et il y a eu tout genre de personnes. Certains ont promis des contributions, sans rien donner. D'autres ont donné à la mauvaise adresse. D'autres ont compté sur l'argent de la dot, sans rien, pour en tirer des dividendes. Il y a d'autres qui se sont montrés complètement indifférents, sans même souhaiter des voeux aux mariés. Il y en a d'autres qui se sont absentés officiellement à cause de la pluie, mais la vraie raison était ailleurs. Comme toujours, il y en a qui subrepticement attendaient que les cérémonies échouent afin d'en tirer une étrange satisfaction. Je ne dirais pas concurrence mais cynisme. Il y en a qui, spectateurs, n'agissent pas, n'offrent rien, mais font les commentaires les plus désobligeants. Tout cela, c'est la famille. Des événements comme un mariage, un enterrement ou un baptême, sont des occasions pour observer les visages réels et cachés des membres de la famille. Hommes et femmes se montrés: engagés, indifférents, hypocrites, opposants, jaloux, concurrents, généreux, profiteurs, arrogants méprisants, saboteurs, observateurs négatifs, etc. Par leurs attitudes, leurs dits et gestes, tous se classent dans ces catégories.

Dans le cas du dernier mariage de notre famille, tout cela s'est observé. J'en profite pour saluer, sans déconsidérer les autres, la dédication d'une de mes soeurs, Pascaline Mabana Mawana. Plus que les autres, elle s'est dévouée, avec sa fille Grâce, corps et âme pour que l'événement réussisse. Avec Béatrice, nous avons souligné cet engagement efficace et sans ambiguïté; nous avons admiré la loyauté impeccable de notre soeur à notre famille. Sous la pluie, dans le potopoto nauséabond de Kinshasa, elle et sa fille se sont dévouées pour acheter les denrées et apprêter avec les moyens dont disposait la famille deux repas à la hauteur de différents événements nuptiaux. J'ai même craint, alors même que d'autres dormaient, qu'elle ne tombe malade. Béa me dira qu'elle l'a trouvée solide et résistante, avouant qu'elle-même en serait incapable. Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné une soeur si généreuse, si gentille, si dévouée à la cause familiale, plus que quiconque. A plusieurs égards, elle me rappelle notre soeur défunte Anne Louise, l'éponyme de celle qui s'est mariée. Dimanche, alors que je l'appelais pour faire le point, elle se trouvait au CNPP, au chevet de sa belle soeur Sylvie, opérée et internée. Elle ne s'est même pas suffisamment reposée. Nous avons là une perle dont nous ignorons les talents et le coeur. Merci Passy. Sois bénie. Tu as été essentielle à ce mariage. 

Notre famille est comme toutes les autres avec des hauts et des bas, des qualités et des défauts. Au-delà de nos incompréhensions et querelles internes, nous tenons bon. Nous gérons nos écarts, et atteignons nos objectifs. Nous n'avons que faire de celles et ceux qui se moquent de nous ou nous mettent les bâtons dans les roues. Nous avanços. Félicitations à toutes et à tous. D'autres événéments nous attendent. 

 

27 avr. 2026

Ce monde comme il va

J'ai l'impression que le monde se passe sans moi et que je n'en maîtrise pas les leviers. La vie autour de moi a subi plusieurs revers auxquels j'essaie de m'accommoder sans jamais y parvenir réellement. Fatalité, résignation, indifférence ? Voilà un mot qui me rappelle mon défunt paternel qui s'est une fois montré "indiff" vis-à-vis de son sous-réged de l'époque. J'étais surpris de l'entendre utiliseR un terme des jeunes. Soit. Une autre preuve que le monde va comme il va, à son rythme, sans moi. En fait, il me revient de m'y accrocher. Tala se na miso: contente-toi seulement d'observer.

Le monde va comme il va et ne s'arrête pas. Disons-le nous. Des situations créent des habitudes et des traditions selon le temps et l'espace. Ngolo balambaka ye na mayi n'ango: le poisson se prépare dans/avec son eau". Cette expression se dit en cas de dot et de mariage. La fête se célèbre avec l'argent et les boissons offerts à cette occasion par la famile du mari. Mais moi, vivant ailleurs, bien que je le sache, j'ai préféré passer outre. Cela a fait des mécontents, j'ai compris l'émotion. J'ai un autre projet à ce sujet, plus durable et plus consistant que l'éphémère soirée de la fête. Je ne la néglige pas, au contraire, je la valide comme un événement essentiel mais passager, privilégeant la vie qui continue son cours. De l'avis de certains, il s'agissait de tout dépenser et de se distribuer le reste. Je ne partage pas cette philosophie des jouisseurs, prêts à tout brûler sans penser à l'avenir. Certains m'ont compris après la fête qui s'est par ailleurs bien passée. Je ne devais pas céder à cette pression parce que cela se pratique ainsi à Kinshasa. Moi, j'investis dans du durable, avec une vision claire et lucide. C'est ce qui fait la différence. Un peu de modestie KCM.

Un ami essayait de me convaincre de participer à un projet qui dépasse largement ses compétences d'homme de sciences humaines. Je lui ai dis niet. Il proposait une division du pays et retraçage des routes afin de transformer les infrastructures routières du pays. Je lui ai dit que ce projet était myope, ambitieux et sans avenir, étant donné qu'aucune instance politique sérieuse ne le soutiendrait. Son argument était que le schéma existant n'a jamais rien rapporté au pays. En fait, il y a des choses qui dépendent et d'autres qui ne dépendent pas de nous. Le seul fait de penser à une chose, aussi solide et intelligente soit-elle, n'en fait pas une réalité. Il faudrait en avoir les moyens, les leviers pour la transposer à la réalité. Le savoir n'est pas le pouvoir; c'est la volonté qui accorde le pouvoir. Vieil adage intellectuel populaire. Il ne suffit pas de penser, il faudrait assurer ou assumer la faisabilité. C'est à ce niveau que beaucoup de projets échouent. Et même encore, si les moyens sont mis à disposition, rien ne garantit que le projet se réalisera. Détournement des fonds, manque de volonté politique, déficience logistique, carence de contrôle, etc. pourraient tout faire foirer. 

Telle est la réalité. Le monde va comme il va. C'est ni toi ni moi qui allons le changer. Fais ce que tu peux, que je fasse ce que je peux. Et le monde continue avec ou sans nous.  

Joyeux anniversaire abbé Jean Robert

Jean Robert Mifuku fête aujourd'hui un jalon important de sa vie. Gloire et louange à notre Seigneur Dieu Éternel et Tout-Puissant. Lorsque nous sommes rencontrés dans la soirée du 2 septembre 1969 à Kalonda, il entrait à peine dans son adolescence. Entre il a poursuivi ses études secondaires, supérieures et universitaires. Devenu prêtre depuis quarante-trois ans bientôt, il continue de servir Dieu et l'église catholique. Ce service commencé au diocèse de Kenge s'effectue depuis quelques décennies au diocèse de Bruxelles Malines. Aujourd'hui, je ne pourrais que rendre grâce pour tant de merveilles que le Seigneur a accomplies pour lui à travers sa vie. Longue vie, santé et persévérance cher ami. Proficiat! 

Dimanche du Bon Pasteur

L'évangile de ce dimanche du Bon Pasteur m'a profondément touché et directement mis en contact avec les évènements qui sont récemment survenus dans le monde. J'ai particulièrement aimé la péricope: "Le voleur vient seulement pour dérober, et tuer et détruire." (Jn 10:10).

Je remonte au temps de mon petit séminaire à Kalonda où nous chantions : "Le Seigneur est mon berger / Rien ne saurait me manquer'. Dans ma mémoire, c'est notre maître des chants, Félix Manzanza alias Wada, qui me revient à l'esprit. Toutes les caractéristiques du bon berger sont connus: patience, écoute, attention personnifiée envers ses brebis. Connaissance réciproque voire complicité avec elles. Ses brebis connaissent sa voix et lui obéissent. Le bandit voleur, lui, saute la clôture, les brebis se méfient de lui et le fuient. C'est la débandade au lieu de l'union autour de leur maître. Le monde réel fonctionne comme cela.

J'ai tout de suite trouvé le rapport avec la tentative d'attentat contre le président américain d'hier 26 avril. Tristes images mais pleines de significations. Dieu soit loué, aucun dégât humain ne s'est produit. Le président de la première puissance mondiale, l'homme le mieux protégé du monde, s'en est sorti indemne, sain et sauf. Mais à y réfléchir un peu plus, il s'avère que la sécurité à 100% n'existe pas même avec les moyens logistiques les performants du monde. Un homme lourdement armé a réussi à dépasser le périmètre de sécurité. Et des tirs de sommation ont été entendus autour de Hilton Hôtel de Washington DC. Comment cela était-ce possible? C'est arrivé. L'exfiltration était parfaite, professionnelle. On se serait crû dans un film de Western  La salle a été évacuée. Mais cet incident a aussi aussi montré la fragilité de l'être humain. 

Je me suis certes tout de suite posé la question du terrorisme, mais j'ai pensé à ce que vivent au quotidien les populations en Iran, en Ukraine et en RDC qui sont constamment terrorisés par des drones et des bombes télécommandées par ces mêmes puissants. Salus in fuga, même pour ceux-là qui en une fraction de secondes peuvent raser tout un pays de la carte du monde. They are powerful. And yet, we are all human beings. Period.

J'en ai tiré une bonne leçon de vie. Nous avons tous peur de la mort. Peu importe ce que nous sommes. Vanité des vanités !



26 avr. 2026

The thief comes only to steal and to kill and destroy (Jn10: 10)

This sentence stroke my heart at today's Sunday mass. The Good Shepherd calls his sheep by name and they all listen and come through the gate because they know his voice. 

"The thief comes to steal, to kill and to destroy"(Jn 10:10). 

25 avr. 2026

Heureux mariage civil à Anne Louise et Vasco

 


Ce 24 avril 2026 a eu lieu à Kinshasa Limété le mariage civil de ma nièce Anne-Louise et Vasco, en présence d'une poignée de quelques membres de familles respectives. Anne est la deuxième fille de mon frère Rigobert. Dans la soirée une fête a réuni  au Quartier III Masina une centaine de personnes - parents, amis et connaissance -. à partir de 18 heures. Comme il fallait s'y attendre, la fête a commencé en retard à cause des embouteillages et de la pluie. A en croire celles et ceux qui étaient présents, tout s'est bien passé. Il y avait à manger, à boire, et à danser pour tout le monde. Vive les Mariés. Félicitations et longue vie conjugale. 
Congratulations à Rigobert qui s'est fait honorer par sa fille. Merci à mes frères et soeurs qui ont contribué à la réussite de cet événement. Merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont dépensés pour offrir une fête grandiose à notre fille et à son mari. Nous leur souhaitons santé et bonheur, paix et joie, courage et mutuel soutien devant les épreuves de la vie matrimoniale. Que l'Eternel Dieu soit au contrôle. 


22 avr. 2026

Une fin de mois d'anniversaires

La fin d'avril est sans aucun doute le mois qui accumule le plus d'anniversaires. Nicolas, Victoire et moi célébrons respectivement les 24, 26 et 29. Chaque jour a un anniversaire. 21 Emérance. 22 Lodovica. 23 Liévin. 25 Evariste. 27 Jean Robert. 28 Sr Ghislaine. 29 Sonia, Sr Monika. Il y a deux ou trois noms qui ne me reviennent pas en tête. Je vieillis, la mémoire s'édulcore inéluctablement. Priez pour tout ce beau monde qui fleurit ma vie du beaume de gaieté et de douceur. Un certain nombre de noms que je viens de citer ne se souviennent sans doute pas de mon anniversaire. Cela ne me surprend pas, j'y suis habitué. Certains me rappelle les leurs, me demandent des cadeaux et ignorent le mien. Telle est la réalité de la vie. Je n'ai jamais sollicité un cadeau à qui que ce soit, quoique j'en reçoive souvent. Cette année,j'ai déjà reçu anticipativement une bouilloire (cafetière ou théière) pour mes recettes de santé. Un cadeau très simple, mais pratique.

Je souhaite collectivement un joyeux anniversaire à tout le monde. Que le Bon Dieu les patatiole, comme aurait dit le poète Swa Yaamfu d'heureuse mémoire. 

19 avr. 2026

Au Vatican il y a 44 ans

Rome, 19 avril 1982. Voilà une date importante de ma vie. Ce jour-là nous sommes allés prier dans la chapelle privée du Pape, avec St Jean Paul II et la famille présidentielle Mobutu. J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises dans ce blog. Grâce aux bons offices de Mgr Emery Kabongo alors deuxième secrétaire privé du pape, le président Mobutu Sese Seko a obtenu avait obtenu une messe à l'ntention de sa famille célébrée par le Saint Père. Pour donner une couleur zaïroise à la cérémonie, nous grands séminaristes étions associés à animer la célébration avec chants et tam-tam. Je pense à mes trois amis décédés: Léon Kalenga de Luebo, ancien nonce; Flavien Busina de Kenge, Jean-Marie Mayala de Boma. Les autres vivants sont: Jean-Bosco Matand, Donatien Mole, Félicien Ilunga et Augustin Mwamba. Que je n' ai plus revus depuis cette année-là, malgré quelques échanges épistolaires ou courriels. Mgr Emery Kabongo devenu plus tard archevêque de Luebo est encore en vie, en repos à Rome. 

Santo Giovanni Paolo Secondo, prega per noi !

Tutti i Santi del Cielo, pregate per noi !

17 avr. 2026

Soudanisation de la RDC?

Le terme "soudanisation" est devenu viral et controversé après avoir été utilisé par l'ancien président de la RDC Joseph Kabila. Il faisait état de la partition de l'ancienne République Islamique du Soudan en deux: Nord Soudan et Sud Soudan. Conséquence des guerres civiles qui ont longtemps ensanglanté le Soudan. Des négociations de paix engagées au niveau des Nations Unies ont mené vers cette division en deux pays, supprimant le statut du plus grand pays d'Afrique que tenait jadis le Soudan. L'indépendance du Soudan du Sud date du 9 juillet 2011. Le spectre de Darfour demeure et en fait une région caracterisee par des génocides, des crises humanitaires, des déplacements massifs, des guerres et une un constante instabilité politique. Le Soudan offre l'image d'une poudrière toujours menaçante d'explosions meurtrières. 

L'utilisation de cette référence par Mr Kabila pour désigner la crise de la RDC a suscité des vives polémiques au sein de la nation congolaise. Déjà condamné à mort et déchu de ses privilèges de sénateur à vie, JKK est devenu la cible d'acerbes critiques à telle enseigne que ses détracteurs y ont vu une preuve de trahison et de sa collaboration active avec la Rwanda pour la déstabilisation de la RDC. Ce qui renforce également le sentiment jadis diffusé sur sa nationalité rwandaise et son rôle de vassal de Mr Kagame. Il est accusé d'être le vrai patron du M23 et l'AFC. De plus en plus, les réseaux sociaux décortiquent sa personnalité, scrutent ses mouvements entre Kigali, Goma et l'Afrique du Sud. Et même la Namibie ou la Tanzanie où il a, selon plusieurs sources concordantes, investi des millions en affaires et en biens immobiliers. 

Des précisions ont récemment été fournies sur la scission de la RDC en trois pays, qui verrait naître la République du Katanga et la République du Volcan. Des arrestations sont perpétrées un peu partout à l'encontre de nombreux conspirateurs ennemis de la RDC. Il y a tellement d'informations qu'on ne sait plus quoi ni qui croire. Les réseaux sociaux donnent de détails difficilement acceptables, signe d'une agitation permanente au sujet de l'indivisibilité de la RDC défendue par les patriotes congolais. Le pays se trouve à un tournant historique très décisif: ou ça passe ou ça casse. Un jeu de mots certes qui traduit bien la situation critique. Des rebelles occupent depuis des années Bunagana, Goma et Bukavu; et d'immenses territoires à l'Est échappent au contrôle de Kinshasa. Les pourparlers de paix engagés à Doha, Washington ou Luanda, tardent à se concrétiser quoique certains compatriotes clament déjà victoire. Je répète ma position radicale: ils sont entrés par les armes, ils doivent être chassés par les armes. Négociations oui, mais préparer la guerre.

Le chemin vers la paix est encore long et dur. Les rebelles résistent en dépit des pressions qu'ils subissent de la part des Américains. En raison de sa prévention défensive, le Rwanda refuse de quitter le territoire congolais, et y construit des bases militaires. Tout le monde sait que ce pays vise l'annexion pure et simple de cette partie de la RDC et l'exploitation de ses riches ressources minières. Il y a peut-être des raisons d'observer de bonnes avancées vers la réunification du pays, mais cela n'est pas automatique. La paix ne s'obtiendra qu'entre Congolais. Les étrangers ne servent que leurs intérêts, ils ne sont ni des évangélistes de la charité ni des distributeurs de pain gratuit. Le sort des populations locales ne les intéresse que pour faire bonne figure. Rien de plus. 

Il y a donc un prix à payer pour obtenir la paix, et ce prix est lourd. Compatriotes Congolais, soyons vigilants et lucides. L'avenir de notre pays dépend des décisions que nous prenons aujourd'hui. Le retour à la paix ne s'improvise pas. Le dialogue inclusif proposé par les prélats catholiques et protestants rencontre beaucoup d'obstacles politiques et juridiques. Il en faudra pourtant bien un. La soudanisation crainte ou prônée par Mr Kabila n'est pas simplement une menace, mais une réalité à prendre très au sérieux. Défendons notre pays. Pro patria mori! 



14 avr. 2026

14 avril 1953: Mariage de Papa Donatien Mabana et de Maman Christine Matsasu

 



Souvenir: 14 avril 1953-26 soit 73 ans depuis que Papa Donatien Mabana et Maman Christine Matsasu se sont mariés religieusement à Kimbau. 

Pieuses pensées pour nos parents.



12 avr. 2026

Mr Faust aurait eu 71 ans aujourd'hui

Faustin Antoine Mampuya Ngavwa Lebungisa Ondjo aurait eu 71 ans s'il avait vécu jusqu'à ce jour. Il est décédé le 2 février 2011 sans avoir accompli son 56e anniversaire. Voilà donc 15 ans et deux mois depuis qu'il a quitté ce monde. Que son âme repose en paix!

"La Tortue" est parti ad patrem, mais j'ai eu le privilège de le revoir deux mois avant sa mort. J'étais allé participer au colloque du CRECEM en décémbre 2010, j'habitais chez les Pères SMA, et à deux ou trois reprises, je me suis rendu à la procure de Kenge rencontrer le fameux "Buko". J'ai partagé des moments inoubliables avec Mr Faust depuis le petit séminaire où j'étais son second de patrouille au scoutisme jusqu'à Kenge-procure, en passant par Mayidi, Kalonda et Rome. Beaucoup de souvenirs qui me reviennent à chaque retour à Rome, Munich, Kenge, Kin-Ndjili. Je me souviendrai toujours de notre aventure qu'il a appelée "Mutchatcha", rappelant la fuite de nos soldats FAZ du front pendant la guerre du Shaba. Fin juin-juillet 78, Faustin et moi nous sommes inscrits au jury unique organisé par le Département de philosophie et religions africaines, à la Faculté catholique de Kinshasa. Arrivés à Kin, juste la veille, nous étions convoqués à Limété par l'abbé Oscar Makolo, alors vicaire épiscopal ad casum en l'absence de l'évêque de Kenge. Ce dernier nous a intimé l'ordre de ne pas présenter le jury, arguant que nous n'avions pas préalablement obtenu la permission du diocèse. Qui payerait les frais de notre séjour au Centre Nganda? Vice de procédure! Etait-ce la raison pour laquelle nous étions envoyés faire la régence à Kalonda en septembre 1978? Peut-être! Je ne saurais jamais le confirmer. A ce propos, Doyen René Singa a commenté à la vue d'une photo faite à Zunzi, Mayidi: "L'arbre ne tombe que du côté où il se penche" (sic). Quel parcours commun!

Aujourd'hui, quinze ans après ta mort, je célèbre ton 71e anniversaire in absentia. Je prends une "bière" en ta mémoire. Mai ti désentichero'. L'homme, Maleno, Antoine-Faustin, tu m'es resté ami jusqu'à tes derniers jours sur terre. Tu le restes et le resteras à jamais. Que ton âme repose éternellement en paix! 

11 avr. 2026

Sonia Johnson in memoriam


May her soul rest in peace!

Ms Sonia Johnson was among the first colleagues I knew at Cave Hill Campus because we were inducted the same day, back in August 2001. We started working at the same period for the University of the West Indies. She was appointed as Business Development Officer. The welcome meeting for "newcomers" took place in the old main conference room. I remember the presence of librarian Barbara Chase and the late Dr Smetzan among the new colleagues. 

Sonia was a very dedicated, competent and helpful colleague. Throughout the years spent at Cave Hill we used to meet and collaborate at different levels of our respective responsibilities. Honour and Respect! Yesterday I participated in the funeral services at Christ Church Parish church and cemetery.  May her soul rest in éternel peace of God.


10 avr. 2026

Traudls Namenstag

Am 9. April 2026 hat Frau Traudl Schmitt ihren Namenstag gefeiert. Ich habe sie angerufen; sie hat sich sehr gefreut weil ich der einzige war, ihr zum Namenstag zu gratulieren. Logisch. So ist es halt. Die Heilige Waltraud hatte in Mons, Belgien, gelebt. Sie ist die Patronin dieser belgischen Stadt. Ein spezielles Gebet für Traudl. 
Diesen Text have ich vor einem Monat geschrieben, aber nicht veröffentlicht. 

Logique de la guerre

Les guerres actuelles qui ont lieu à travers le monde montrent un nouvel état des lieux. Les grandes puissantces et leurs alliés s'attaquent aux plus faibles afin de prévenir l'acquisition de l'arme nucléaire en les accusant d'être des menaces pour elles. La Russie après avoir annexé la Crimée s'est attaquée à l'Ukraine. Les US ont arrêté le président du Venezuela, se sont alliés à Israël pour attaquer Iran. Raison: guerre préventive. Attaquer l'ennemi avant que celui-ci ne vous attaque. Le rendre inoffensif. 

Les puissants peuvent faire de ce monde ce qu'ils veulent. Ils sapent les relations internationales, se passent des résolutions de paix de l'ONU, bombardent qui et où ils veulent sans se sentir obligés de rendre des comptes. Les autres pays n'existent que tant qu' ils sont d'accord avec leurs invasions et leurs bombardements. Prompts à rompre leurs accords et se posant en maîtres du monde, ils dictent leur volonté au monde et ne supportent aucune résistance de leurs alliés. Une fissure s'est créée. Attendons voir. 

Il était question que l'Iran soit complètement détruit, mais cela ne s'est pas fait. On parle de 15 jours de trêve. La résistance iranienne est surprenante. Les boucliers humains qui protègent ponts, infrastructures et sites fonctionnent mieux que les batteries Patriots. Il fallait y penser. On dirait un spectacle des marionnettes. Ça fonctionne. Quel élan patriotique! Pro Patria Mori. 

Israël opère sur plusieurs fronts des bombardements massifs en Iran et au Liban, causant d'énormes dégâts matériels et humains à Beyrouth. Il continue malgré la trêve US-Iran. Si vous voulez comprendre cette guerre, oubliez toutes les notions de paix, d'histoire et de stratégies apprises par le passé. Le monde présent n'obeit qu'à la logique belliqueuse des puissants. Pourquoi a-t-on attaqué l'Iran? Logique de la guerre. Attendons voir. 

7 avr. 2026

Joyeux anniversaire Bernadette

6 avril 2026. C'est l'anniversaire de Dr Bernadette Farquhar, ma collègue au département de langue à Cave Hill. Elle célèbre aujourd'hui un jalon important de sa vie en août 2001. Elle fut de celles et ceux qui m'accueillirent jadis quand j'arrivai à UWI. Nous avons travaillé dix ans ensemble. Marie et moi lui souhaitons paix, joie, santé et bénédictions abondantes. Dieu la garde et la protège. 

Happy Birthday Bernadette!

6 avr. 2026

Retour de la paix en RDC ?

Depuis les accords de Doha et de Washington, j'entends et lis souvent au sujet du retour de la paix en RDC. Certains analystes y croient sans hésitation, vantant les mérites de la diplomatie congolaise et ignorant complètement l'esprit rusé des agresseurs. Je suis sceptique, je préfère attendre et voir la réalité en face. Ces envahisseurs sont entrés par la force de militaire, seule la force militaire pourrait les faire sortir. Ils doivent être chassés par les armes. C'est ma conviction. Les accords appartiennent au scénario de la distraction et servent d'abord les intérêts des négociateurs et facilitateurs étrangers, pas les intérêts des populations congolaises. Quoi qu'il en soit, la RDC doit avant tout se doter d'une armée de guerre avant qu' il soit trop tard. Je ne vois pas d'autres alternatives. La paix s'acquiert armes à la main. La libération de la RDC revient aux Congolais, pas aux Américains ni aux Qatari plus préoccupés par le coltan, le lithium, l'or. C'est à nous Congolais d'assurer la défense et la paix durables dans l'Est et sur toute l'étendue de la RDC. Ne soyons pas naïfs. Aux armes citoyens congolais!

4 avr. 2026

Note de lecture: Tu le diras à ma mère de Joseph Mwantuali

Il y a quelques semaines, Prof Mamingi m'a passé un roman très intéressant sur la situation de la femme dans la guerre qui sévit depuis des années à l'Est de la RDC. C'est l'histoire de Coco Ramazani. Je l'ai lue dans un délai relativement long, n'étant nullement pressé par quoi que ce soit. Je l'ai aimée parce qu'elle retrace le calvaire que subissent par milliers les femmes congolaises violées et muselées par les occupants-envahisseurs du Rwanda et de l'Ouganda. La cruauté est si effroyable qu'un small soldier, un kadogo éventré qui retient ses intestins entre ses mains ensanglantées meurt dans les bras de Coco. Celle-ci lui confie un message pour sa propre défunte mère qu'elle n'a ni vue ni connue. Ce message justifie en partie le titre de ce livre qui relate l'horreur vécue au quotidien: L'histoire vraie de Coco Ramazani racontée par Joseph E. Mwantuali: Tu le diras à ma mère. (Paris: Présence Africaine, 2015). La rencontre entre Coco et son "transcripteur de fortune" se passe en avril 2000 à Manchester, en Nouvelle Angleterre, Etats Unis. 

Voilà un roman qui donne la vraie mesure des atrocités qui se passent à l'Est de la RDC. La protagoniste Coco Ramazani se retrouve contaminée du virus de HIV. Conséquence d'une série interminable de viols perpétrés depuis l'âge de 13 ans d'abord par son assistant pasteur Musafiri, ensuite par ses chefs du RCD,  par des dizaines ou des centaines des soldats ougandais à la Forestière, à Kisangani. Elle travaillait comme secrétaire de Wadiamba, chef du RCD. L'histoire rapporte une enfance d'orpheline malheureuse du village de ? à Goma, des études interrompues en dépit de sa ferme volonté de réussir dans la vie. Un salon de coiffure qui ne fait pas long feu. Des soumissions à de corvées ménagères dans les maisons de ses soeurs, elles aussi instables et soumises à la basse débrouille. Le drame poursuit Coco partout où elle va. Le pire survient après la guerre entre les Ougandais et les Rwandais dans la ville de Kisangani. Les chefs étant évacués vers Kampala, elle  est abandonnée dans une caserne ougandaise à la Forestière avec six autres femmes. C'est ici qu'ont lieu les viols les plus atroces et les plus violents pendant toute une semaines. Jamais elle ne saura dire combien de fois ni combien de soldats les ont violées, elle et ses amies, au cours de ces assauts nocturnes collectifs. Comme si cela ne suffisait pas, même à Kampala elle subit les agressions de ses chefs et  de Rudolph, l'Allemand gestionnaire de l'hôtel qui l'héberge avant son voyage vers les USA.

Comme par miracle, elle réussit à rejoindre sa soeur Mona aux Etats Unis, dans le New Hampshire.. Son calvaire continue, Méprisée par sa soeur, elle découvre qu'elle a été appelée rien que pour s'occuper du ménage et des enfants de sa soeur. Cet "esclavage" ne lui accorde pas de répit pendant deux ans. Un examen médical révèle qu'elle est atteinte du virus de SIDA. Que retenir de ce roman ?

Le récit se présente comme un témoignage historique exemplaire. Historique parce que les évènements évoqués ont été réellement vécus et donnent des dates et des noms précis. Il s'agit de la guerre qui sevit à l'Est depuis trois décennies. Exemplaire parce que Coco représente toutes les femmes congolaises violées dont la voix ne sera jamais entendue. Les viols des femmes et des jeunes ado sont fréquents. Ils sont tellement nombreux que le Dr Mukwege a reçu le Prix Nobel de la Paix pour s'être entièrement consacré à leurs soins. Ce roman dénonce les deux pays agresseurs, le Rwanda et l'Ouganda. C'est une invasion. Ces envahisseurs y sont pour exploiter les richesses du Congo, tuer les Congolais et violer filles et femmes, ils entendent y rester pour l'éternité. Un véritable génocide tu et ignoré sous le couvert d'un conflit entre Congolais. La MONUSCO impassible protège les envahisseurs et les multinationales. En plus, il y beaucoup de lettres et de messages insérés qui éclairent le fond la trame romanesque.  

Par deux fois, prise de désespoir, Coco tente de se suicider. Mais une voix - intérieure ou venue de nulle part - l'empêche de commettre l'acte fatal. La deuxième fois, elle est internée dans un centre psychiatrique. Elle décide alors de vivre, de se battre et de faire entendre la voix des centaines des milliers de femmes violées dans cette guerre d'agression de la RDC dans l'indifference totale de la communauté internationale. Elle décide de dénoncer ces crimes et cette guerre avec l'espoir que son message atteindra le monde à travers les écrits du narrateur-transcripteur de sa vie. Ce qui fait de ce roman une fresque, un témoignage réalistes et historiques importants.

2 avr. 2026

L'élimination de l'Italie

Un drame. La première fois que c'est arrivé que l'Italie n'a pas été qualifiée au Mundial, j'étais stupéfait. Inconsolable méme si c'était pas mon pays. C'était en 2014. La deuxième fois, j'étais étonné toutefois me disant que c'était pas la première fois. Et avant-hier, leur troisième élimination m'a fait réfléchir et voir les choses en face. Je le savais déjà, ou du moins le soupçonnais.

Le football italien est en crise. La crise est très profonde, plus profonde qu'on ne l'a cru. Qui l'aurait cru d'ailleurs? C'est comme si on avait perdu une grosse somme d'argent qu'on espère encore retrouvée, peut-être enfouie dans une poche de pantalon ou de sac à dos. L'Italie vient de renier sa grande classe historique en matière de foot. Quatre fois championne du monde! Et quelle humiliation  de se voir éliminée par une équipe sans prestige dans le monde footballistique. Une génération italienne est privée de ce privilège immense de voir gli Azzuri défendre leur honneur au terrain le plus élevé du football. 

Une crise qui révolte les esprits les plus sensibles à tel point que Arrigo Sacchi s'est exclamé: " I am not a racist,... but there are too many blacks in our teams ". C'est cette déclaration raciste de Mr Sacchi qui m'a poussé à écrire cette entrée. Comment une éminence grise du football s'est abaissée jusqu'à ce niveau? Venant d'homme qui a joué contre Pelé, entraîné Gullit, siégé au sommet du foot mondial, une telle déclaration ne peut que le disqualifier du piédestal qu'il a occupé longtemps. Effet de frustration? Déclaration délibérée? Tout est possible. Mais Sacchi est raciste.

Moi qui ai vécu assez longtemps en Italie, je sais de quoi je parle. Je peux prétendre connaître les Italiens. Pour y avoir vécu du temps de sa gloire, je sais à coup sûr de qu'est le "calcio" pour les Italiens. Une véritable religion. J'ai bien connu la Nazionale qui a gagné la CM en 1982 sous la direction technique de l'entraîneur Bearzot. Cette équipe-là avait des joueurs: Dino Zoff, Gentilé, Scirrea, Cabrini, Tardelli, Antonioni, Rossi, etc. Contrairement à la situation actuelle, les Italiens ont toujours eu de très bons clubs: Juve, Inter, Milan, Roma. Et d'excellents joueurs comme Maldini, Baresi, Baggio, Del Piero, ou Battega, Buffon, etc. A présent les plus performants ne dépassent presque jamais le niveau du quart de finale en coupes européennes. Les grands joueurs sont presque inexistants. De quoi s'en prendre aux Noirs trop présents dans leurs clubs et étouffant leurs jeunes talents de s'épanouir. 

Pour moi Scirrea et Baresi sont les meilleurs défenseurs, quoique Maldini soit bon. La honte actuelle n'est que passagère. L'Italie sera au prochain Mundial, si elle apprend de ses erreurs. Au travail ! Forza Italia ! Qu'on se le dise, cela pourrait arriver à tout pays du monde au vu de l'émergence de nouvelles nations footballistiques. C'est aussi cela la beauté du sport roi.

31 mars 2026

RDC Eloko ya Makasi

Ce soir du 31 mars 2026, les Léopards de la RDC ont mis fin au sort maléfique qui pesait sur eux en se qualifiant pour la phase finale de Coupe du Monde 2026, qui aura lieu aux US-Mexique-Canada. Cela faisait 52 ans que les Léopards de la RDC ne s'étaient plus mais qualifiés pour cette compétition. En 1974, l'équipe de base alignait Kazadi, Mwepu, Mukombo, Bwanga, Lobilo, Mana, Kibonge, Mayanga, Ndaye, Kidumu et Kakoko sous la houlette de l'entraîneur yougoslave Blagoje Vidinic. Ce soir, j'ai vu entre autres MPasi, Maswaku, Mbemba, Wissa, Meschiak, Bakambu, Mbuku, Twanzebe le buteur, Sidiki, etc. sous la direction sous la direction technique du Français Desabre. C'est un grand jour pour la RDC. Félicitations les gars ! RDC Eloko ya Makasi!

Commentaires des Congolais :

"Le match s'est joué sur 2 jours, 2 mois, 2 heures et 2 arbitres, on nous a refusé 2 buts et la RDC a 2e participation à la coupe du monde... on devait juste gagner !" (sic)

Occasion de penser à la mémoire de Kazadi, Mukombo, Mwepu, Ndaye, et d'autres comme Mavuba, Kembo, Ntumba, Kalala, Kalambay, etc. Honneur et respect. 

Les Léopards se sont qualifiés à l'issue des prolongations, à la 100e minute. Un but qui a couronné une série de deux buts manqués ou annulés pour motifs de hors-jeu. Le match était très tendu. La RDC a dominé la première mi-temps. Et les Reggae Boys ont dominé la deuxième mi-temps, imposant un jeu pausé qui brisait le rythme de celui des Léopards plus enclins à l'attaque à outrance. Je dois reconnaitre la maladresse des attaquants qui auraient pu marquer plus de deux buts en bonne et due forme. Soit. C'est aussi cela le football. Dans ces genres de match seuls les plus pragmatiques et les plus chanceux gagnent. Le reste ne compte pas. Ouf, c'est gagné. Les Léopards vont rejoindre le groupe du Portugal, Uzbekisthan, Colombie. Bonne chance! Fimbu ebatami kaka mbala moko.  RDC Eloko ya Makasi! Félicitations les gars. 

L'électricité de Kakobola

"Plus de 72 heures après le supposé lancement du barrage de KAKOBOLA, la ville de Kikwit sombre comme à l’accoutumée, dans l’obscurité la plus totale. Depuis Kikwit, nos sources confirment l’usage d’un groupe électrogène, le jour de l’inauguration, faisant croire à la desserte du barrage. Dans le chef de la population, le doute gagne du terrain. Ménages, établissements publics et privés, aucune structure ne consomme à ce jour la desserte de Kakobola. Les rues de la ville ne sont pas épargnées."

(Source:  Jonas Shampa jsl180T hreads)

Playoff: DRC vs Jamaica

March 31,2026. Today DRC Leopards are going to play against Jamaican Reggae Boys in Guadalajara, Mexico for a qualification to the final round of the 2026 FIFA World Cup. This derby forms a huge opportunity for DRC to come back to this Football Event after 52 years. My wish is obviously to see them win, but the victory has to be on the pitch. I see the Reggae Boys playing from times to times. Like for many Caribbean matches, the stadium is half full, I really don't have a clue re their form or strength. DRC look solid and collective on paper. Their last wins over Cameroon and Nigeria convinced me. But as said, in Football victory only counts after 90 minutes. Wait and see. Fimbu, fimbu will occur hopefully. Let us cross our fingers.

29 mars 2026

La rhétorique de la guerre

La guerre est une machine à tuer et à détruire. Elle tue et anéantit. Elle est le signe de la cruauté humaine. Tout homme est cruel sous le militaire qui sert sa patrie. L'homme est tellement mauvais qu'il faut se protéger de la prédation de son voisin. Un rien suffit pour que deux voisins en viennent aux mains: les pays se font la guerre pour montrer lequel est le plus fort. Pendant que l'amour se prêche à l'église, la haine sévit dehors. Et les mêmes prédicateurs vivent dans un environnement criminel dont ils ne réussissent pas à éradiquer la cruauté et la violence. La guerre ressemble à un concours de sauvagerie sous le beau couvert de l'héroïsme et de la bravoure patriotique. On jure de mourir pour son pays tant qu'on n'a pas éliminer physiquement son adversaire. L'ennemi naturel c'est le voisin; il est à exterminer, à liquider, à effacer de la terre. Gagne le camp qui détruit le plus grand nombre de vie et ravagé les infrastructures et constructions de l'autre. La mesure des destructions et des ravages détermine le vainqueur et le vaincu. Malheureusement, l'homme n'a jamais appris d'autre leçon que la guerre pour construire son pays en conquérant la terre des autres, en envahissant les territoires des voisins ou encore en colonisant les plus faibles. Réduire le voisin en esclave, tel est un des principes du conquérant et de l'envahisseur. Les frontières s'établissent, évoluent et changent en fonction des guerres. Le nom des pays reflète l'honneur sanctionné par les guerres d'humiliation et d'occupation des pays voisins. La guerre est l'acte le plus abominable et le plus ignoble qui rabaisse l'homme à l'animal sanguinaire. L'homme se trompe lourdement lorsqu'il prétend qu'en gagnant une guerre, il grandit en force et puissance humaines. Non,  il se dégrade et s'avilit. Que la valeur d'une nation dépende de ses victoires guerrières démontre l'inhumanité dans laquelle l'homme est tombé. Que les ravages des terres et les destructions des biens d'autrui réalisés pendant les guerres deviennent critères de victoire sur autrui amènent à penser combien l'homme est non seulement inhumain, mais qu'il a perdu sa raison d'être et le sens de sa mission sur terre. Que les belligérants renouent avec la paix quoique ce soit une mission impossible. L'homme est naturellement enclin mal, au crime, à la destruction, à la bataille, comme à la guerre la plus violente. Au lieu de s'en repentir,  il tire orgueil et fierté de la néantisation de son prochain. Au niveau individuel, communautaire ou national, il joue au héros sans coeur ni pitié, au tueur sans regret ni amour. Détruire, tuer, ravager, exterminer avec hargne, anéantir, voilà ce qui le pousse à vivre. Tout le contraire de l'éducation familiale, scolaire, culturelle ou religieuse reçue comme principes fondamentaux de vie. La guerre, c'est l'idéal. Horrible! La rhétorique de la guerre est contraire à l'essence même de l'humanité, même si la réalité nous montre le contraire. 

28 mars 2026

Un malade pas comme les autres

Il y a trois jours, l'envie m'a pris d'appeler une belle-soeur, Béa, la veuve de mon cousin Kingoma décédée depuis 1998, avec qui je me suis reconnecté depuis la mort de son fils Francis. N'ayant pas de phone, je l'appelle par celui de sa fille Sarah. J'ai appris que mon neveu Mutwambi, chauffeur de son état, voyait le dos d'une personne se planter devant lui alors qu'il conduisait son véhicule. L'apparition est tellement fréquente que le jeune homme a risqué de faire un accident. Quant à la personne, elle ne se montre que du dos, donc impossible de l'identitfier. Surpris, j'ai demandé s'il a été conduit à l'hôpital. Réponse: Non c'est pas une maladie d'hôpital, mais d'église. Dimanche, il sera amené à l'église de Bima pour être exorcisé. L'homme est dans la quarantaine. Depuis un certain temps, je n'aime plus questionner ces genres d'attitudes et de comportements. Dans ma logique, il faudrait amener un malade psychosomatique ou non à l'hôpital. Mais tel n'est pas le cas pour eux qui préfèrent l'église où un pasteur aux vertus miraculeuses va lui imposer les mains. C'est leur choix, je le respecte sans le remettre en question. Encore une fois, les pasteurs ont une influence puissante sur leurs adeptes. Tant mieux si le résultat attendu est atteint. Car ce qui compte après tous, c'est la guérison du malade. 

Lorsque j'ai parlé à sa maman, cette dernière m'a prié de n'en parler à personne. Mais à mon intention, elle a souligné: "Eglise eza na mbongo" (l'église est riche). Pour une femme qui ne m'a presque plus vu depuis que j'ai quitté le sacerdoce, cette remarque anecdotique frise à la fois une interpellation et peut-être une exhortation spontanée à un retour dans l'ordre sacerdotal. Ou du moins à créer une église afin non seulement de guérir les malades mais d'acquérir quelques bonnes sommes d'argent. Quant au silence qu'elle me prie de garder, c'est sans aucun doute pour éviter le sort maléfique des sorciers et la jalousie des autres. On ne dévoile pas la maladie de ses enfants à des "inconnus", à des personnes qui n'apprtiennent pas à la famille. Les mauvais esprits guetent chaque occasion pour jeter des sorts crapuleux. Quand la famille immédiate peut s'en sortir seule financièrement, elle évite de divulguer la nouvelle pendant que les malades sont sous traitement. D'où la garde du secret est stricte. C'est une pratique courante. Superstition ou calcul? Certains tiennent à leur intimité et au contrôle du cercle où l'information circule. D'autres s'abstiennent, ce faisant, de déranger ou de perturber la sensibilité d'autres membres de la famille. Les prétextes du silence sont nombreux. Comme par coïncidence et pour consolider cette idée, mon beau-frère m'a annoncé seulement aujourd'hui 28 mars 26 son opération datée du 25 mars. Attendons donc d'assister à la guérison complète de ce malade qui n'est pas comme les autres. 

La guerre USA-Israël vs Iran

Depuis le 28 février 2026 s'est déclenchée une guerre de destruction massive entre la coalition Etats-Unis-Israël et l'Iran, entre deux grandes puissances nucléaires et un pays qui tient à enrichir son uranium. Une guerre controversée, mais justifiée par les initiateurs pour assurer la sécurité du Moyen Orient et du monde. Cette guerre ressemble à celle qui oppose la Russie et l'Ukraine. Par-ci par-là, il y a des poches de guerres en Afrique, en Asie comme en Amérique Latine. J'avoue que la paix n'existe pas dans le monde; qu'il n'y a que la guerre qui s'enfouit pour mieux ressurgir à la face de la terre. L'homme, plus il est puissant, plus il est enclin à assujétir le plus faible. C'est dans l'instinct naturel de l'homme de faire la guerre sous le prétexte d'une agression de l'autre désigné désormais comme ennemi. Très souvent, des agendas cachés se profilent derrière les intentions de sécurité nationale ou de légitime défense. La géopolitique mondiale oblige à restructurer les enjeux actuels en vue d'un meilleur positionnement à l'avenir. Les alliances se font et se défont en fonction des intérêts des puissances qui gouvernent le monde. 

Le monde, jadis divisé en deux blocs, voient l'émergence de nouvelles puissances. Les états qui disposent de l'arme nucléaire s'imposent et empêchent les autres d'y accéder. La Chine, l'Inde, l'Afghanistan ou le Brésil, redéfinissent la cartographie géostratégique du monde. Les USA comme la Russie dictent leurs volontés en dépit des résistances des "états attaqués". Depuis plusieurs années, la Russie après avoir annexé la Crimée, mène contre l'Ukraine une guerre d'invasion qui s'enlise, cette dernière étant soutenue par l'Union européenne et l'Ouest. En début de cette année, les USA ont arrêté et extradé le président vénézuélien Maduro vers les États-Unis. Mais l'Iran résiste plus longtemps que ne l'a fait Venezuela, répliquant aux attaques en bombardant des porte-avions, des sites importants d'Israël et des alliés des US dans le Golfe. Les pertes en vies humaines et les dégâts matériels sont importants au Liban, en Arabie Saoudite, à Dubaï comme en Iran et en Israël. On assiste également à un retournement des situations... les Houthis yéménites s'en mêlent et épaulent l'Iran. C'est l'embrasement total tant que le détroit de Ormuz n'est pas rouvert, bloquant ainsi le passage quotidien de 20 millions de barils de pétrole. L'enjeu économique et financier est énorme, et le monde entier ne peut pas permettre ce blocus. 

La guerre, quoique parfois nécessaire, n'a jamais constitué, en soi, une solution à quelque problème que ce soit. Jusqu'à preuve du contraire, les analystes affirment que l'Irak et la Libye n'ont jamais retrouvé la "relative stabilité" atteinte avec les dictateurs Hussein et Kadhafi. Les belligérants finissent par signer un traité de paix, se positionnant selon l'issue de la guerre. Le plus fort dicte ses volontés. La trêve tant souhaitée tarde à venir, puisqu'il est attendu que le plus faible soit complètement annéanti et se rende. Il est notable que l'ONU se montre incapable de gérer ces deux conflits et de faciliter la paix. La vérité est que les USA et la Russie sont trop forts pour se plier aux normes qui régissent les relations internationales. Comme tout pacifiste, je souhaite que la guerre USA-Israël finisse au plus vite et cause le moins de victimes que possible. 

Investir son argent au pays

Dans les entrées précédentes, j'ai touché au problème de l'investissement au Bandundu, ma province d'origine. J'ai posé deux questions précises: Qui investit au GB? A quel prix investir au GB? Les questions se posent de la même façon pour tout le pays. Ces questions sont complexes, touchent même à l'essence de notre pays. 
N'est pas investisseur qui veut. Ma nature m'oblige souvent à ne pas prendre de risque. Je ne suis pas un homme d'affaires, quoique je pense que j'y aurais réussi avec un peu de volonté et de ténacité. Je suis un littéraire, je ne sais pas créer la richesse. Je n'investis pas, et quand bien même je t'aurais souhaité  avec quel argent? Je n'en ai ni le talent,ni les moyens ni le temps, encore moins la volonté de m'engager. Avec l'âge, je crois que c'est trop tard. Je suis plutôt un bon parleur qu'un acteur. Dois-je le regretter? Que non. A chacun son don reçu du bon Dieu. Un peu fataliste. Mais il revient à tout le monde de réfléchir sur l'idée d'investir au pays. 
Je suis prêt à critiquer les autres, à déceler leurs erreurs, mais je n'ai souvent pas de solution pour eux en cette matière. Ce que je soutenais au sujet du GB vaut pour tout le pays. Des conditions de sécurité et des infrastructures sûres constituent le socle de l'investissement. On n'investit pas dans un pays en guerre: on survit, on vend des armes et des chars. Un minimum de paix inspire confiance aux investisseurs ou opérateurs économiques. Je suis souvent surpris lorsque des communautés me demandent de leur venir en aide par un investissement personnel plutôt que par une facilitation d'investissements auprès d'éventuels partenaires. Nos gens aiment les "dons".
L'insécurité qui sévit actuellement au pays constitue un facteur de dissuasion aux potentiels investisseurs. Même aux natifs du pays qui voudraient y faire fructifier leur argent. Investir dans un projet commun du genre route, hopitaux, écoles ou hôtels, serait louable, mais très risqué. Parmi les difficultés rencontrées se trouvent être une administration prédatrice, un clientélisme ruineux, une corruption aveugle prête à tout remettre en question. Des personnes osées ont essayé et ont échoué lamentablement. Cela ne veut cependant pas dire qu'il n'est pas possible d'investir. 
L'instabilité politique et sécuritaire n'inspire pas confiance. Par contre, un génie dans ce domaine saura trouver dans quoi investir.  Qui réussissent aujourd'hui dans les affaires? Quelles catégories de personnes ou de professions prospèrent au milieu de ces eaux troubles? On pourrait les identifier sans difficulté. Les temps durs suscitent d'énormes opportunités pour certaines personnes.
Les pasteurs par exemple génèrent des sommes colossales dans leurs églises-entreprises. Nigerians et Congolais sont au sommet de l'échelle des églises du réveil. Les musiciens tous genres confondus ne sont pas à négliger. Les hauts gradés militaires, les politiques souvent convertis en hommes et femmes d'affaires trouvent de quoi s'en tirer pendant que leurs bases de djalelo triment et trinquent. Les gestionnaires des entreprises de l'état mènent une vie décente même s'ils détournent les recettes publiques. Etc. Dans tout cela, il faudrait mettre les vertus cardinales et éthiques au placard. Observons attentivement le train des nouveaux riche. Est-il possible dans ce pays de s'enrichir massivement, comme on le voit, sans compromettre son intégrité ? Je laisse la question ouverte. 



27 mars 2026

A quel prix investir au Bandundu ?

J'ai suivi avec intérêt une vidéo qui parlait du développement du Grand Bandundu, insistant sur les apports culturels du Bandundu. Il s'agissait d'un message audio visuel de revendication adressé au chef de l'état par les fils et les fils du GB. Belle affiche qui reprenait un poncif séculaire: la construction de la RN17 reliant Mongata à Bandundu-Ville, et de là à Kikwit via Bagata. Cette route désenclaverait les provinces du Mayindombe et du Kwilu. Etant kwangolais, j'ai été frappé par l'absence totale du Kwango tant au niveau culturel qu'économique.  Je félicite et encourage l'initiative bien que le GB ne se limite pas aux seules deux provinces identifiées. 

La vidéo a évoqué un problème réel, condition sine qua non de tout développement. Les fils et les filles du GB ont intérêt à s'investir collectivement dans ce grand chantier routier avant de penser à autre chose. C'est depuis plus de 60 ans que cette route est attendue, et jamais personne n'a réussi à la réaliser. On a beau urbaniser 50 km de rues et avenues, mais tant qu'on n'aura pas relié Bandundu-Ville à la RN1, tous ces efforts demeureront incomplets et vains. Les fils et les fils du GB l'ont compris, et revendiquent avec raison la construction de cette infrastructure capitale pour la vie économique et l'avenir de la région. 

La balle lancée dans le camp du Président de la République doit être suivie de faits et d'un engagement effectif. Au lieu d'attendre des institutions de l'état, il faudrait en rendre la réalisation possible. 60 ans déjà passés à attendre. L'heure est maintenant à l'action, pas aux discours ni aux voeux pieux. J'en profite pour saluer l'initiative du colloque que l'ami prof Evariste Pinipini organise en novembre 2026 autour du développement de Bandundu-Ville. Il faudrait prendre le taureau par les cornes. 

A quel prix investir? Beh au prix du sacrifice et du renoncement à soi. A trop craindre les risques, on ne prendra jamais le coup d'envoi. Le temps est à l'action. Faites ce que vous pouvez hic et nunc. Dans les prochains 60 ans nous serons morts. 

25 mars 2026

Qui investit au Bandundu?

Je viens de suivre une vidéo intitulée "Bandundu Sonieee" dans laquelle une dame s'insurge contre les ressortissants du Bandundu qui n'investissent pas dans leur province d'origine alors qu'ils ont "écopé de grands postes gouvernementaux" comme dirait l'Honorable Paulin Kilankayi. Il y a des soit disant  hommes d'affaires du Bandundu qui ont construit GB à Kinshasa mais n'ont jamais rien construit dans leur Bandundu natal. Elle cite des noms que je préfère taire, car tel n'est pas le but de mon propos. Ces propos ont été tenus dans le cadre de la 13e Conférence des Gouverneurs de la RDC, conférence présidée du 24 au 28 mars 2026 par le Président Felix-Antoine Tshisekedi à Bandundu-Ville. Je trouve pour ma part cette interpellation fondée. Ce qui m'a amené à poser quelques réflexions à ce sujet.

"Toza na Grand Bandundu kasi miso na mitema eza na Kinshasa." (Nous sommes au Grand Bandundu, mais nos yeux et nos coeurs sont tournés vers Kinshasa). Un complexe d'infériorité vis-à-vis de Kin Malebo ou Kin Kiese. La fascination qu'exerce Kin sur l'esprit des Bandundois est énorme. Comment ne pas dire tout haut ce qui se voit même aux yeux d'un aveugle? Nous préférons construire à Kinshasa plutôt qu'à Bandundu, Kikwit, Gungu, Idiofa ou Kenge. Tous nos hommes d'affaires et politiques, députés provinciaux et nationaux, ont leurs résidences principales à Kinshasa. C'est dans notre mentalité. Investir en province relève d'un risque trop coûteux pour nos frères et soeurs qui possèdent plus que le commun des mortels. Les investissements jugés autrefois sérieux de quelques hommes en élevage, en agriculture, en pisciculture ou en hotêlerie, ont connu des sorts pitoyables, des pertes irrémédiables. Les guerres successives et l'insécurité les ont éradiqués. Le manque d'infrastructures routières appropriées décourage et sert de prétexte à une certaine léthargie chez les investisseurs potentiels. L'occasion serait pourtant propice pour investir, comme privés, dans ces infrastructures au lieu de tout attendre de l'Etat. C'est un secteur-clé du développement.

A une époque un ami m'avait invité à investir dans un élevage bovin, c'était très attractif, et la tentation était forte, mais j'avais jugé bon de ne pas m'engager. La guerre de l'AFDL en 96-97, soit dix ans après, a réduit le kraal en ruines comme un chateau de paille ou de sable. Découragé, l'ami n'a plus jamais osé réinvestir dans ce domaine. Même les grands élévages des missionnaires, des politiques ou députés, et autres privés expatriés comme nationaux, n'ont pas résisté aux tempêtes répétées de l'histoire et de l'insécurité. De nombreux hôtels ont été détruits sauf quelques uns qui se comptent sur le bout des doigts. Investir dans des "flats" est à la mode aujourd'hui pour les petits épargnants. Les grands pourraient investir dans l'hôtelerie à grande échelle, mais ne le font pas ou rarement. Et même encore, grâce à leurs carnets d'adresses, nos grands hommes et femmes pourraient recourir à de chaînes hôtelières internationales pour désenclaver nos villes et permettre un tourisme de plaisance ou d'affaires. Y pensent-ils ou bien l'ignorent-ils exprès? Vrai pour certains, faux pour d'autres.

Jusqu'à le preuve du contraire, nos hommes politiques actuels préfèrent souvent investir pour leur propre intérêt, pas celui de leurs électeurs pour qui ils ont accédé à la députation ou à d'autres responsabilités. Ils possèdent des somptueuses résidences et flats à Kinshasa pour leur propre compte. Une résidence secondaire au chef lieu de province sans se préoccuper du bien commun. Rares sont les hommes politiques et d'affaires qui ont construit chez eux d'importants hôtels, des écoles, des hôpitaux ou des espaces de loisirs au bénéfice de la ville ou de la province. Un égoïsme sans pareil. Souvent, ils possèdent un charroi automobile immense mais, à quelques rares exceptions, ne pensent pas à développer le transport en commun. Les commerçants ne font pas mieux. Quelques magasins et bars, quelques épiceries et quincailleries, rien de spécial. Pas d'idées innovatrices. Pas de vision. Juste l'immédiateté du sel et du sucre, et même encore, ils sont pris au dépourvu dès que les banques tardent à payer ou que les stocks de Kin sont vides. Pire, ils ne disposent même pas de dépôts. Soit, j'écris n'importe quoi. Nos hommes suscitent des espoirs qu'ils trahissent aussitôt qu'ils obtiennent les postes, ou que leurs affaires prospèrent. 

La vraie question demeure sans réponse: Qui investit au Grand Bandundu?