28 Sep 2018

A MF

Bon voyage au pays des merveilles MF. Aux îles de Galapagos. Que le Seigneur t'accompagne et te ramène sain et sauf au bercail. Sache que je demeure uni de coeur avec toi quoi qu'il arrive. Lusm. TF.

Mauvais temps sur la Barbade

Depuis deux jours, on a annoncé du mauvais temps sur la Barbade et la Caraïbe. Hier pourtant, le temps était calme, il y avait même du soleil dans l'avant-midi. Alors que nous avons cru nous en être sortis sans dégâts, le temps a commencé à changer dans l'après-midi. Pluies intermittentes, avec des interruptions à longueurs variées. Brouillards, vents modérés mais perceptibles. J'avais cours de licence à Graduate Studies de 17 à 19 heures. Une pluie relativement forte est tombée vers la fin du cours. C'est a mon arrivée à la maison que j'ai appris qu'il y avait encore menace de tempête tropicale. Et il a plu toute la nuit, tantôt très fort tant faiblement. Au réveil nous avons appris par les réseaux sociaux reprenant une décision du ministère de l'éducation que les écoles primaires, secondaire et tertiaires étaient fermés. Un peu plus tard, une annonce de l'Office des Etudiants a confirmé la fermeture du campus de Cave Hill pour ce jour. Je devais m'y rendre pour trois raisons: deux réunions et un atelier d'enseignement de langues modernes. La pluie a entre-temps cessé; des voitures de plus en plus nombreuses circulent sur la route la proche de chez nous. Voilà où j'en suis, voilà où nous en sommes. 

26 Sep 2018

In memoriam

26.09.07-26.09.18 soit onze ans depuis que mon père Donatien Mabana est décédé. Onze ans comme si c'était encore hier. Des fois, maintenant que la fréquence' de ses souvenirs devient rare, il m' arrive d'oublier que Papa a vraiment existé. Décidément, Papa ne veut pas que j'écrive ces lignes. Je m'arrête là car le sommeil me prend soudain… A demain chers lecteurs et lectrices! RIP.

22 Sep 2018

JP Gavuka 32 ans déjà

22 septembre 1986 - 22 septembre 2018 soit 32 ans depuis que Jean-Pierre Gavuka, prêtre du Seigneur, est décédé à Kinshasa dans sa trentième année de vie. Très tôt arraché à notre affection, il a marqué sa brève mission apostolique par un zèle admirable, une résistance remarquable à la maladie et une passion profonde pour l'église. Jean-Pierre fut mon adjoint à son dernier poste, mon collègue co-vicaire dominical de Nico Berends à Anuarite, et je fus son dernier voisin de palier. Je fus à Raeren, Rome et Kenge, témoin impuissant devant la fatalité de ses attroces souffrances. Que des souvenirs heureux et pénibles! Je n'oublierai jamais nos nuits de veille à la procure comme à l'évêché de Kenge. 
Requiescat in pace!

La félicité

Etat de bonheur, me souffle en sourdine un littéraire très rompu dans l'explication précise des mots. C'est un talent important dans la vie que d'être en mesure de traduire ou de relater en d'autres mots ce qui s'énonce en condensé. Vous l'avez compris. "Namema ngambo ndenge nalinga yo?" Réponse de la bergère au berger: "Eza ngambo te, eza nde bolingo." Expliquez cela s'il vous plait à ceux ou celles qui ne comprennent pas ce qu'est l'amour.
La félicité en réalité est la capacité de se reconnaitre aimant et aimé dans une relation réelle ou fictive. Compris, adulé, accepté, choyé, considéré, satisfait, comblé d'attentions, porté aux nues, vu comme on est. Là c'est le poète qui parle. En termes obliques certes, dans une mélodie des mots qui s'illuminent au contact des uns des autres. Ai-je commis un crime que d'aimer ma dulcinée? L'esprit de Don Quichotte s'embrouille. Pas vraiment. MF a compris le cœur du poète romantique qui, dans un lyrisme percutant, a revisité sa prime enfance et conçu l'entrée précédente. Depestre visionnaire a perçu et percé le mystère.
Excellente journée!

21 Sep 2018

Félicité dans mes rêves

Aujourd'hui Mme le Recteur de notre campus universitaire a tenu un meeting auquel était invité tout le personnel académique et administratif. Elle a brossé l'état de l'université avec ses points forts et ses défis. Cave Hill est rangé première institution académique de la Barbade, comme l'Uwi dans la région caribéenne. Par contre l'Uwi est rangée 37e dans la région Caraïbe-Amérique Latine. Une prouesse lorsque l'on sait que le Brésil à lui seul compte 500 universités. Elle a dressé un tableau objectif de notre situation locale et internationale. A la tribune se trouvaient aussi le vice-recteur, le secrétaire général académique, l'économe-comptable et le président du comité de gestion financière. Tout s'est bien passé. Par contre, j'ai fait une rencontre qui m'a ramené plusieurs années en arrière. 
Dans l'amphithéâtre était présente une dame en lunettes qui m'a rappelé Félicité, une amie d'enfance.  Teint clair, stature svelte, voix sublime, élancée sur ses dix ans d'âge, mais mûrie fatalement par le temps. Véritable canon de beauté! Exactement comme MF! Elle était là présente, en chair et en os, toute crachée comme je l'avais connue à Kenge entre 65 et 67. J'ai tressailli comme devant une merveille, visiblement ému sans vraiment y croire. Etait-ce comme chez René Depestre l'apparition mystérieuse d'Adrianna dans tous mes rêves dans une salle de classe de Mona où l'auteur animait un cours? Ce serait le cas de le dire. Je n'ai pas eu le temps de l'aborder - de peur de briser l'ardeur de la magie - alors que je garde nettement le souvenir de ma dernière conversation avec Félicité. C'était en août 1967, à Swa-Bangu. Elle est décédée peu d'années après, je ne saurais dire quand avec exactitude; je l'avais appris à Kalonda d'Ignace Salavita, lui aussi d'heureuse mémoire. Je crois savoir qu'ils étaient cousins. Personnage oublié, peut-être longtemps effacé ou refoulé mais dont l'image m'est revenue brusquement à travers le visage de cette charmante collègue inconnue. Je poserai un jour la question à mon ami Papa Bunda s'il se souviendra d'elle. Paix à ton âme, Félicité.  La remontée dans la mémoire pourrait être un moment à la fois sublime et terrifiant. 

La méthode 100% Coursework

Les cours ont repris depuis trois semaines à Cave Hill; et la rentrée scolaire des enfants a eu lieu une semaine plus tard. Nous en sommes encore à une période de tâtonnements et d'adaptation aux nouvelles situations. Gérer le quotidien exige souplesse et flexibilité. Les routes sont plus courtes en temps, mais la mise en harmonie des déplacements laisse encore à désirer. A côté de réunions, enseignements, rencontres de divers niveaux, il faudra maintenir son standard de recherches et publications: ceci n'est plus aisé en cette période de crise où les ressources sont limitées et difficilement accessibles. Cette semaine s'est écoulée à une très vive allure, à mon avis, mais quand même une semaine comme une autre.
C'est le quart du semestre déjà. Il ne faut pas s'étonner. Dans mon domaine, nouvelle pédagogie universitaire exige, nous avons supprimé les examens finals. Nous avons opté pour ce qui s'appelle le 100% Coursework. Nous avons jugé que les apprenants utilisent plus de leur temps aux travaux hebdomadaires alors que l'examen final ne dure que deux heures. L'examen final ne sanctionne plus la réussite ni le passage d'une classe à l'autre ni d'un cycle à un autre. En accord avec l'office universitaire qui contrôle la qualité de nos enseignements, il a été décidé de valoriser les travaux de tout le semestre plus que l'examen final. Les apprenants sont évalués constamment, et tous les travaux effectués - devoirs, exposés oraux, rapports de conférences, tests écrits, essais de recherche, participation aux cours ou forums de discussions - entrent en ligne de compte. Au final, l'apprenant est gagnant, car au-delà des tracasseries psychologiques ou traumatiques des examens traditionnels sont prises en considération toutes ses activités fournies pendant l'ensemble du semestre. Donc une approche plus holistique. 
Nous en sommes encore à un stade expérimental dans l'application de cette approche qui porte déjà des fruits dans d'autres institutions universitaires de référence. Nous avons donc fait de nos cours des "no exam university courses". Des ateliers de formation ou des sessions d'informations ont été organisés pour mettre au point ce système dans lequel l'université s'embarque. Des critiques diront: "Plus ça change, plus c'est la même chose." Je répondrai qu'on ne peut pas continuer à tourner au rond-point, comme dirait une de mes collègues très appréciée. Il faut agir, prendre des risques car c'est un défi qui n'est pas gagné d'avance. Le choix est opérationnel. Et chaque choix que l'on fait comporte des avantages et des désavantages. La méthode parfaite, qu'on se le dise, n'existe pas. 
Cette semaine, j'ai commencé pour mes cours les premiers exercices à verser dans l'évaluation à 100% de l'ensemble de travaux à effectuer par les étudiants. Si je n'oublie pas, je vous en ferai un rapport à la fin du semestre.
Bonne journée à tous mes lecteurs et lectrices!

19 Sep 2018

Lu pour vous sur "J'aime le Kwango"

Lisez attentivement l'article ci-dessous et les deux commentaires y attachés.
Lisez ensuite sur ce même blog l'entrée du 1er juillet 2013: "Rome: Le jour de deux docteurs." J'ai participé aux défenses de thèses des abbés Firmin Mboma au Camillianum et Floribert Kiala à l'Angelicum. Le premier en théologie pastorale sanitaire et le second en sociologie du développement économique. Vous pouvez également lire la préface au livre publié de l'abbé Kiala sur ce même blog. 
Vous jugerez du niveau de la machine à rumeurs qui sème ces doutes; et vous comprendrez l'esprit qui règne dans notre Kwango natal.
K C Mabana

17 septembre 2018.

_Moto epeli na istm Marie Reine de la Paix_
*LE DG ACCUSÉ D'AVOIR USURPÉ LA QUALITÉ DE PROFESSEUR*
Le SG Cush Ngonzo qui confirme les faits qui se chuchotent dans les rues de Kenge, relate qu'il y a eu un audit d'une commission du ministère de tutelle, qui a demandé aux autorités de l'istm de montrer chacune son dossier. C'est alors que l'abbé Firmin Mboma exhibe un papier écrit en italien et qui n'a rien à avoir avec le titre de docteur.
Pour le prof Cush, c'est equerant d'avoir été dirigé par quelqu'un qui n'a pas la qualité de professeur. A notre question, le SG déclare que s'il le voit dans des réunions de Panda par exemple, il n'hésitera pas à solliciter des pairs professeurs l'exigence de la mise en ordre avant de le recevoir à leurs côtés.
D'après une source proche de la Direction Générale et qui a requis l'anonymat, la situation qui met l'abbé Mboma mal à l'aise est un coup monté par les politiciens du Renovac qui veulent déstabiliser un concurrent (c'est moi qui tais le nom). Cette source a cité au total trois institutions d'enseignement supérieur basées à Kenge: ISP/Kenge, Unik et ISTM MRP où le Renovac, menaçant, tient à changer les choses.
Qu'à cela ne tienne, le professeur Cush Ngonzo rassure que l'abbé Firmin Mboma est encore le DG de l'istm, car aucune mesure n'a été prise, aucune procédure n'a été déclenchée.
Émile Yimbu,


Alphonse Pashi Bay Cher monsieur ,je me permets d'attirer votre attention sur le fait que le mot " equerant" que vous utilisez, n'existe pas en français. Je suppose que vous avez voulu écrire écoeurant.
Manage


Reply1h

16 Sep 2018

Joyeux 86e anniversaire P Divera

Ce matin j'ai été intrigué par une série de photos publiées par le P Serge Tsunda sur la page Bana Diocèse Kenge. J'ai craint un malheur comme c'est souvent le cas sur le net quand revienrt le nom ou le visage de quelqu'un. C'était pourtant pour nous inviter à célébrer le 86e anniversaire de la naissance du P Everard Leferink, missionnaire SVD. Ce saint homme, je pèse mes mots et cela n'engage que moi, appartient à mon panthéon personnel. Je l'ai bien connu dans mon enfance, ma jeunesse et pendant mon ministère sacerdotal. De Kimbau, Kenge, Bagata et Bandundu, je garde de lui beaucoup de souvenirs. Juste deux souvenirs rapides.
Lorsque je grandissais, mince et élancé, les gens de Mutoni identifiaient dans ce petit séminariste à la démarche rythmée la stature physique du P Divera. J'entendais des gens dire derrière mon dos: "Yandu Divera wa disukula!" A l'époque j'assistais le père comme servant de messe et cérémoniaire lors de ses tournées à Mutoni. J'ai déjà rapporté sur son sermon en kisuku: "Nki mkuma nasamwanaka ni yuka ya tambula kimasi ngangaNzambi umpomda" (sic) au vieux poste. Nous sommes en août 1970. Un jour de mars ou avril 1969, encore élève à l'école primaire St François Xavier, je fus témoin d'une vision ou d'une extraordinaire transfiguration. Je revenais de je ne sais plus d'où - cela n'a pas d'importance - il faisait chaud autour de midi. Passant  tout seul devant l'église fermée, j'entendis de faibles bruits venant du dedans. Ma curiosité me poussa à lorgner à travers la serrure. Un spectacle surréaliste. Je vis le P Everard debout à l'autel en train de célébrer la messe sans assemblèe. Vous pouvez imaginer ce qui se passa dans la tête de l'enfant de 11 ans que j'étais, déjà éveillè aux mystérieux récits d'outre-tombe. Ma sentence fut catégorique: "Le P Divera n'était pas de ce monde." Comment un homme normal, fut-il prêtre, pouvait se trouver tout seul à cette heure dans une église réputée être un lieu sacré et magique? J'eus une peur énorme et du respect pour ce missionnaire zélé dont on disait tant de mythes et qu'il saluait toute créature de la nature: "Mbote bigangwa ya Nzambi". 
Joyeux anniversaire Père Everard. Santé, paix et joie d'une de tes ouailles. 
Best

13 Sep 2018

Abbé Jean Lufwende in memoriam

9 septembre 2018. Ce jour de mon saint patron, l'abbé Jean Lufwende du diocèse de Matadi est décédé à Kinshasa de suite d'une très longue et pénible, d'après Adrienne Kayolo, mon informatrice qui a participé à la messe d'action de grâce organisée à la Funa. Paix à son âme! Par la même occasion, j'apprends que l'abbé Jean était frère à la maraine de Ritha Ngalula. 
C'est en octobre 1977 que je fis la connaissance de l'abbé Jean Lufwende alors qu'il avait été affecté à Mayidi comme vice-recteur de l'abbé Makela et professeur au grand séminaire de Mayidi. C'est à ce titre qu'il devint mon professeur de morale. Je retiens de lui pas mal d'expression comme le petting. Un samedi alors que presque tous les grands séminaristes étaient allés pour des commissions à Kisantu ou Inkisi, il s'étonna de me trouver dans une salle de classe en train de lire ou de relire mes notes d'un cours qui ne me plaisait pas du tout mais auquel je tenais à bien réussir, il me demanda très calmement: "Que fais-tu ici? Tu n'es pas allé rincer l'oeil à Kisantu?" Très surpris, je lui répondis: "Monsieur l'abbé connait aussi cette expression?" Il éclata d'un rire comme pas deux: "Mais Mabana, pour qui tu me prends? J'ai vécu dans ce séminaire bien avant toi." Il avait un tic répétitif à l'époque: "Si vous voulez..." Homme très sympathique et simple, l'abbé Jean parlait souvent avec Albert Mundele.   
S'il était relativement distant à Mayidi à cause de son rang de professeur, à Fribourg où je l'ai revu préparant sa thèse de doctorat en théologie morale, il m'était devenu proche. Je l'ai mieux. J'ai découvert qu'il était cousin à Lengi Lenga de Zaiko. Nous entretenions de longues causeries, de longues discussions sur différents sujets. Nous nous retrouvions souvent soit chez lui en chambre au Foyer St Justin, soit chez le couple Rose-Crispin Makelele pour un repas ou un verre. Parfois nous faisons ensemble des marches de reconstitution. Je n'oublierai jamais un repas qu'il organisa  au restaurant Chez Alfredo à l'occasion du passage à Fribourg de son co-diocésain, l'abbé Paul Bwetubela alors recteur des facultés catholiques de Kinshasa. Je n'ai pas participé à sa défense de thèse, je l'appris de l'abbé Modeste Kisambu qui m'informa de son retour au pays. De retour au diocèse, il a pendant de nombreuses années occupé le poste de curé de la cathédrale Notre Dame Médiatrice de Matadi (information confirmée par François Mapasu). Je garde de lui des souvenirs d'un homme de Dieu idoine, généreux et serviable, vraiment ouvert aux autres. J'ai aussi des photos en sa compagnie.
Repose en paix dans le Royaume du Ciel.


Retour à la lecture

C'est le cas de le dire. Je suis retourné à la lecture, j'entends à la vraie lecture au sens strict du terme, telle que je l'ai appris de mes maîtres. Au cours de dernières années, j'ai changé mes habitudes de lecture, j'en veux en partie à l'internet. C'est intellectuellement malhonnête de condamner l'internet pour mon comportement: je dois être entièrement responsable de mes actes. N'est-ce pas un motif de honte ou de gène pour un prétendu éminent littéraire que je suis, de surcroît enseignant de langue et de culture. Le livre est devenu une denrée rare presque inutile parce que tout se trouve aisément en ligne, même mes propres textes. Donc en réalité, je n'ai plus le temps de lire sinon de parcourir en toute vitesse des pages; c'est en fait des lectures qui n'en sont pas. Je ne lis plus que pour une utilisation immediate,  administrative, professionnelle ou culturelle. J'ouvre un livre pour un besoin specifique, immediat, presque plus pour ma formation personnelle;  J'ai pris la décision de revenir à ma pratique du passé. Le livre avait été toujours été présent à mon chevet, il n'y est plus sous le meme pretexte. Le cellulaire a remplacé toutes mes activités organisationnelles: agenda, télévision, lecture, film, écriture, gps, etc. J'ai modernisé ma lecture, simplifié l'accès à l'information de façon unilatérale. Erreur ou mouvance irresponsable dans une modernite sans identite ni pertinence. A force de m'attacher à ces facilités modernes offertes par le confort des réseaux sociaux, j'estime que j'ai perdu la boussole et qu'il est temps de repenser ces attitudes. Je suis pris par une lassitude coupable et infructueuse. Vous remarquerez que ce blog compte de moins en moins des notes de lecture. Il est donc temps de se former et de s'informer.  Retour à la lecture traditionnelle de nos maîtres !

7 Sep 2018

A propos de tes dernières entrées

"Claver,
Je vois bien comment tu défends ton pote comme tu dis. JC Akenda, pour ceux qui ne le savent pas, est professeur ordinaire à l'UCC et habilité par l'université de Bremen à diriger des thèses. Il n'est pas un professeur sans publications nommé par un décret ministériel! Il possède des capacités  académiques qu'aucun de ses détracteurs ne saurait brandir! Détourner 9 millions de FC, mais c'est ridicule pour quelqu'un qui a eu à gérer des centaines de milliers de dollars dans d'autres institutions. Ces genres de messages sont publiés dans les réseaux sociaux avec pour seul but de salir sa réputation, de créer la confusion et de pousser les autorités hiérarchiques à le remplacer par un autre, une taupe sans doute vautrée dans des apparats de raton-laveur. Ce n'est pas ma palabre.
Tu combats l'anonymat, mais ton blog est plein de personnages énigmatiques. Ce n'est pas à toi à donner des leçons de transparence! Un lecteur attentif, philosophe mais pas forcément littéraire, n'aurait aucun mal à dénicher tes petites supercheries. Parmi les signataires des lettres que tu diffuses, j'ai observé que c'est plein d'abréviations. J'ai un nom, je suis un homme. Pourquoi as-tu du mal à citer noir sur blanc mon nom? Tu exiges des autres une transparence que tu es incapable d'assumer toi-même. 
Dans les entrées "Maman éternelle" et "Un autre anniversaire", tu parles d'une muse, d'une égérie, d'une inspiratrice ultra-cosmique. La même si ma lecture est bonne. Laisse-moi te poser une question à toi poète improvisé d'une saison.... en Enfer, au Congo, sous des illuminations rimbaldiennes. Je retrouve le littéraire, l'opaque translucide. Que célèbres-tu au juste? Quel est ton vrai message? Que maman a été remplacée par une dulcinée sans nom, présente mais latente, fumeuse mais visible, une sorte de héroïne dans l'ombre? Tu affirmes qu'elle a plutôt passé la main et qu'elle a transformé le style de sa présence auprès de son fils chéri en une subtile liaison plus maternelle et d'amour. Tout y est. Je te le concède quoique j'éprouve encore quelque doute. Je craindrais de lui attribuer un nom plutôt terrestre mais la discrétion amicale me retient.
"Intellectuels africains?" Là, coup de chapeau Clav! J'ai pris le temps de lire l'extrait publié. Franchement, ton article de 2000 a fait du chemin, il est abondamment cité, inspirant de sérieuses réflexions. La thèse de Mamadou Ba ne fait que confirmer la profondeur de certaines de tes pensées lorsque tu ne te perds pas dans des nuages émotionnels. Félicitations cher ami! 
J'arrête là pour aujourd'hui. Je te relance le jour de ton saint patron. Bien de bonnes choses."

Ton pourfendeur
(Email du 6 septembre 2018)

Ma réponse:

"Hi Man, merci pour tes compliments; espèce de nsusu ya mfinda.
A propos de l'anonymat, je te renvoie au conflit qui existe depuis avant-hier entre l'administration Trump et le New York Times.
On est ensemble. Les détails t'arriveront dans l'email. Take it easy!
C. "  

4 Sep 2018

J C Akenda affronte une crise à l'UNIK


URGENCE URGENCE FLASH FLASH
LE JOURNALISTE DE LA RTNC 2 A DÉCLARÉ QUE ABBÉ AKENDA RECTEUR DE UNIVERSITÉ DU KWANGO A DÉTOURNÉ 9 millions de fc A LA BANQUE TMB A KENGE, LINFO EST CONFIRMÉ PAR UNE PERSONNE PROCHE DU RECTEUR, MAIS QUI A DEMANDÉ L'ANONYMAT A KENGE.ALLO KENGE, VOUS DITES LE JOURNALISTE DE LA RTNC 2 A DÉCLARÉ QUE ABBÉ AKENDA RECTEUR DE UNIVERSITÉ DU KWANGO A DÉTOURNÉ 9 millions de fc A LA BANQUE TMB A KENGE, LINFO EST CONFIRMÉ PAR UNE PERSONNE PROCHE DU RECTEUR, MAIS QUI A DEMANDÉ L'ANONYMAT A KENGE.ALLO KENGE, VOUS DITES QUOI ???
KIADI KIBEBI !

(Source: J'AIME LE KWANGO, https://www.facebook.com/groups/428001514072889/ )

L'article, s'il faut l'appeler ainsi, est signé par Nsusu Ya Bwala (La Poule du Village). New Member: Nouveau Membre c'est-à-dire un compte ouvert juste pour faire passer ce message.
"Le journaliste de la RTNC 2", qui ca? D'où vient-il? Est-il un agent de la TNB et même encore.... "L'info est confirmé(sic) par une personne proche du recteur"... Au fait, tout est anonyme. Donc nul et non avenu.

Les échos qui nous parviennent de Kenge, de l'Unik plus précisément, ne sont pas de bon augure. Ils ne le sont en général pas pour l'abbé recteur Akenda. Jean-Chrysostome Akenda, un pote à moi, est confronté à plusieurs défis. Durement combattu, il est accusé de tous les maux. Jusqu'à la preuve du contraire, je remets en question toutes ces accusations que j'estime grossières, fallacieuses, dénigrantes. Je sais que tout dirigeant d'institution est automatiquement taxé de voleur ou détourneur des fonds publics, de mauvais gestionnaire lorsque l'argent entre en jeu. Ce qui se lit de plusieurs sources, est qu'il n'engage que des gens de Feshi.  JC n'est pas kwangolais que je sache et qu'une coïncidence voudrait attacher les engagements à une appartenance tribale. Il est entré dans une structure laïque dont il n'a jamais vraiment maîtrisé les affinités et les sensibilités géopolitiques. C'est ainsi que les coups bas sont fréquents et vont dans tous les sens et à tous les niveaux. Lorsque le recteur parle de poser les jalons de la nouvelle université du Kwango, le bilan de deux ans de travail à l'Unik est jugé négatif par les faiseurs d'opinions qui n'ont d'yeux que pour l'argent. Sa gestion rigoureuse de l'institution l'expose aux critiques les plus acerbes de ses détracteurs. Il ne payerait pas les primes du personnel; il ne viendrait à Kenge que le temps de la paie afin de se servir et disparaitre une fois servi. Aujourd'hui on l'accuse d'avoir détourné 9 millions de francs congolais. Je croirais à cette imposture si on ajoutait un zéro de plus à la somme. Qui est le comptable ou l'agent inspecteur qui a découvert ce trou financier? Combien ce journaliste de RTNC2 a-t-il reçu des fossoyeurs d'Akenda pour qu'il écrive cette déshonorante et ridicule accusation? Quoiqu'il ne soit pas un ange, cet homme de Dieu  a fait ses preuves de gestionnaire au petit séminaire de Kinzambi, au grand séminaire de Kalonda et aux facultés catholiques de Kinshasa avant l'érection de l'université catholique du Congo. Les mauvaises langues vont jusqu'à dire qu'il est devenu l'ombre de lui-même. Calomnies, médisances jusqu'à la preuve du contraire.
L'on peut se poser plusieurs questions. Les lettres-tracts abondent à tous les niveaux, elles ne sont pas innocentes; elles profitent bien à quelqu'un ou à un groupe d'individus dans l'entourage immédiat de l'abbé Akenda. Des tireurs de ficelles existent tapis dans leurs fauteuils en caoutchouc. Il est évident que sa nomination au comité de gestion n'a jamais reçu ni l'unanimité ni la satisfaction de tout le monde. Les ambitieux aspirant à de tels postes sont légions, et constituent dès lors un danger permanent pour le recteur.  Des aigris et des pêcheurs en eaux troubles ne cessent d'en rajouter à l'embrasement pyschologique de mon collègue et ami. L'intoxication de l'opinion forme l'une des voies les plus suivies pour se débarrasser d'un leader honni et mal aimé. Cette méthode a fait ses preuves dans l'histoire. Et à Kenge, les réseaux sociaux ne s'en privent pas. Conséquence immédiate de ces actes de dénigrement : la réputation de JC Akenda est entamée, salie certes mais JC s'en sort fort, voire plus fort. Il ne me revient pas de le défendre. Il est apte à se défendre lui-même par son travail et sa compétence. Au lieu de passer par des manipulations et falsifications saugrenues, au lieu de publier des lettres ou messages anonymes dans des tribunes populaires, au lieu de cacher son identité sous des sobriquets insensés, il serait judicieux de parler directement avec l'accusé qui possède aussi sa version des choses. Un homme, un vrai, possède un nom et s'en réclame. Nsusu Ya Bwala, si tu es un homme ou représente des hommes, lève-toi qu'on voit qui tu es, et accuse l'abbé recteur de front en apportant des preuves tangibles et convaincantes.
Le groupe "J'aime le Kwango" devrait analyser et trier les informations reçues avant de les diffuser. Il en va de son sérieux et de sa propre réputation.

Intellectuel africain?

La notion d'intellectuel pose problème en Afrique. J'ai plusieurs fois abordé ce thème, avec un certain succès. Le texte cité par Mamadou Ba est l'un des plus lus.

Extrait de la thèse de Mamadou Ba

http://mamadou-ba-neige.over-blog.com/2015/02/un-mot-sur-l-intellectuel-extrait-de-ma-these-de-doctorat.html

2 Sep 2018

Un autre anniversaire

2 septembre. Il y a des anniversaires qui cimentent la vie. En ce jour, il y a 49 ans, je rencontrai pour la première fois Séraphin Kiosi Kamvinda Vwanga, alias Warson, SD, Sheriff, Kakeos pour Mupompa, etc. Nous en sommes aujourd'hui en notre cinquantième année de solide amitié. Avec lui, je rends hommage à tous les copains vivants et décédés. Je pense à Boubou Kiala Ngoma, Albert Lewula, Victor Mwanza, Alexis Kangiengo quoiqu'arrivé une année auparavant, Bruno Talula, Faustin Mampuya, etc. Paix à leurs âmes! Je salue ceux qui vivent encore parmi lesquels: Alexis Olenga, JR Mifuku, René Ngambele, Évariste Pini-Pini, Anatole Bipa, Célestin Lusilu, Floribert Makakala, Masabu, Floribert Katuta, Corneille Mbala, François Mapasu, Fidèle Mbakata, Arthur Pashi, Antoine Mindua, Roger Ekwe, Richard Eliti, Tawaba, Zéphyrin Mukangu, Rigobert Nzundu, etc. Lorsqu'on cite des noms, on n'en oublie forcément d'autres. D'autres encore dont j'ai perdu des traces. Que ce soit clair, par copains j'entends ceux qui sont entrés en première secondaire à Kalonda avec moi. La promotion de 1969-70. Ce sont les amis qui ont eu l'abbé Dieudonné M'Sanda comme directeur, et qui ont, quatre années plus tard  eu le privilégie d'être enseignés par un évêque élu. Et au passage comme profs de français: David Mwanzala, Crispin Manswala, Isaac Mbemba, Bolomba, Rémy Onsenge, Oscar Makolo, Emmannuel Maviya. Tous des excellents professeurs. A ce titre, ils ont soudé nos amitiés: "Un ami fidèle est un trésor" dit l'Ecclésiaste.
Une autre rencontre plus heureuse; une autre amitié cette fois d'amour et de complicité. Ce jour-là ma mère me présenta ma muse qui me berça et reçut mission de veiller sur mon bien-être. Le passage de témoins eut lieu sans témoin. Dans la stricte intimité de notre tréfonds Joyeux anniversaire ma belle inspiratrice. Elle ne me quitte pas, me suit tous les jours, et je lui demeure très attaché. C'est désormais ma meilleure amie. A milestone, deep within my being!
Ad multos annos!
  

1.9.12-19.18: Maman éternelle

1.9.12 - 1.9.18 Il y a six ans jour pour jour qu'était portée en terre Maman Christine Matsasu Kayengo, Ngudia Kahiudi Miledi mia Khatu de très heureuse memoire. Que son âme repose en paix!
Jour de méditation et de recueillement. Jour de silence pour honorer sa mémoire, et prier pour le repos de son âme. Jour d'honneur et d'amour pour les miens auxquels je suis lié par le nombril biologique et spirituel. Et depuis six ans a surgi en moi un amour ultra-cosmique pour ma muse, mon égérie. Bien que loin de moi, elle est toujours présente, échangeant avec moi, discutant mes projets, m'orientant à travers les péripéties de la vie. Que c'est précieux une mère! 
Une mère ne meurt jamais dans le cœur de ses enfants. 
Matondu Ngudia Miledi mia Khata kuna wena. Tusambilaka, tutaninaka! Buna bwa bukheti Mama.