30 juin 2025
28 juin 2025
Adieu à Tante Charlotte Mayengo (1956-2025)
London, 26 juin 2025. L'enterrement de ma tante Charlotte Mayengo Matsanga Kasodi a eu lieu le 26 juin, quelque 40 jours après son décès. Que son âme repose en paix !
Arrivé à Londres Heathrow le 25 juin au matin, je me suis directement pointé en direction de Selhurst. Un train express m’a conduit via Paddington à Farrington pour Norwood Junction. L'entrée de la maison était pleine de monde. La grande absente était cependant présente sur son siège habituel: je l’ai revue assise, souriante, vivante à jamais dans sa félicité. La magie de l’amour que nous nous manifestions a fonctionné parfaitement. MaCha est présente, je la revois encore calmement assise pendant que j’écris ces lignes. Après des formalités usuelles d’accueil, je suis descendu me reposer dans une des chambres d’hôtes. Mais plus tard, nous sommes allés chez Giselle.
Jeudi 12h30, le cortège funèbre part de la résidence familiale pour le cimetière. Une limousine conduit Papa Faustin, Maman Marie Mayengo, et mes cousins Olivier Mvundji et Patrick Lefrancq tout de suite derrière le corbillard. Nous suivons avec mon frère Nicolas dans la voiture familiale. Une quarantaine de véhicules forment le cortège funèbre. Dix minutes nous suffisent pour joindre la chapelle funéraire. Nous ne disposons que de 45 minutes pour libérer la chapelle, étant donné qu’il y a d'autres services. Une centaine de personnes remplissent les bancs de l’édifice sacré avant que le cercueil soit installé.
Le pasteur très ponctuel commence la cérémonie sans tarder. Après une briève prière d’action de grâce, il entonne Amazing Grace. Je prends la charge de présenter la biographie de ma tante défunte. L’émotion est très forte, tellement forte que j'émets à dessein certains détails. Tout de suite après, Rosy et Giselle Mvundji ont rendu un vibrant hommage à leur tendre et généreuse maman. Quel témoignage si émouvant! Le pasteur tient une homélie sur la mort, en insistant sur la vanité des vanités. Tout se passe dans la dignité, le recueillement et la méditation.
L’enterrement proprement dit a eu lieu à quelque 100 mètres de la chapelle, sous une douce pluie de bénédictions. MaCha a été portée en terre. Olivier, Robert, Nicolas et moi avons déplacé le cercueil depuis la chapelle. Papa Faustin a pris la parole pour rendre ses respects à son épouse et remercier l’assemblée. Ensuite, Maman Marie Mayengo, Robert Mvundji ont après moi prononcé un mot d’adieu avant que la terre argileuse ne recouvre à jamais la tombe Des pleurs et des chants de funèbres exécutés en lingala ont accompagné l’émouvante inhumation. Tout est bien qui finit bien. Une cérémonie courte, mais riche en émotions et en prières.
Le bain de consolation s’est bien tenu aussi. Il y avait tout ce qui se consomme à ces occasions. Merci à tout le monde: les mamans qui ont préparé les bons plats, le service de l’ordre, les Dj, etc.... les amis de la famille.
Wenda mboti Mama-Tatakhetu Charlotte Mayengo Matsanga. Kuna wendi watuyindulalaka betu tusadi. Wénda bakhaka bakuyamba mboti, MaCha.
22 juin 2025
Les États-Unis ont bombardé l’Iran
22 juin 2025. Nous lisons dans différents médias que les US ont largué des bombes de 13 tonnes sur des sites nucléaires iraniens. A la grande satisfaction des Israëliens qu’ils soutiennent et renforcent sans ambiguïté. C’est une tournure exceptionnelle dans l’histoire du Moyen Orient et du monde. Une tournure qui rend encore plus difficiles les négociations à venir. Qu’en est-il des irradiations atomiques et de la protection de la population civile iranienne? Le monde entier assiste impuissant à l’écrasement total de l’Iran qui est sommé de renoncer à son programme d’enrichissement de l’uranium. La mise à genou de l’Iran ne démolira cependant t jamais leur intention de disposer de bombes atomiques, à moins que se produise ce qui a été fait en Irak ou en Libye. C’est un point de non-retour. They have to finish the job. L’Iran pourrait disparaître de la carte. La guerre quoique inévitable dans certaines circonstances ne rassemble jamais les peuples dans la paix. Du moins pas immédiatement. Elles créent d’interminables divisions, haines, remous et rancoeurs. Au bout du compte le butin de la guerre est énorme sur le plan stratégique, géopolitique, économique et commercial. Le visage du Moyen Orient va changer. Israël en sortira consolidé dans sa défense prônée comme un droit face à d’hostiles voisins arabes. La menace d’une troisième guerre tant crainte n’est pas à écarter si la Russie et la Chine s’en mêlent. Par contre, le message dissuasif est clair face à toutes les autres nations qui seraient tentées par l’aventure de se munir d’armes nucléaires. Seuls quelques états, parmi lesquels toutes lesdites grandes puissances, ont le droit d’acquérir des dispositifs nucléaires.
21 juin 2025
Ainsi va la vie
La réalité de ce monde est tellement complexe qu’il nous arrive souvent de perdre nos repères. Il m’arrive souvent de retourner au passé, au temps de ma formation au petit séminaire et de recoudre des relations d’antan qui n’existent plus. Il y a deux jours, François Mapasu et moi venons de créer un groupe WhatsApp des Copains. Dans notre jargon, les copains ce sont les condisciples qui ont commencé la première secondaire en 1969-70 au petit séminaire de Kalonda. C’est un groupe qui était très soudé et qui a fait son chemin. Avec la vie et ses méandres, certains sont devenus prêtres donc fidèles aux objectifs fondamentaux du séminaire, d’autres ont pris d’autres chemins de vie. Mais l’union est demeurée solide dans n̈os échanges. Et ce groupe vient à point nommé consolider notre désir du vivre-ensemble. Il y a certes les associations des anciens du petit séminaire de Kalonda-Katende APK ou LAK ou le groupe du 3 juin sur Facekook et autres réseaux sociaux. Trés actifs et très engagés pour la cause du PSK et du diocèse de Kenge, ils soutiennent par des actions concrètes les efforts du développement de leur Alma Mater. Dans ces associations, c’est la fraternité, et surtout l’idée d’appartenir à une même famille. Cet esprit-là prévaut sur tout. C’est une valeur sûre et indéboulonnable.
Seulement voilà. Les copains, dont certains ont été à la base de ces associations ou groupes, n’y ont jamais vraiment trouvé leur place spéciale. Les copains ou les tout premiers élèves de Mirabeau directeur du PSK. Cette spécificité dont nous nous réclamons n’à jamais été marquée dans ces groupes. Sans être séparé des autres kalondais, notre groupe Les Copains-Kalonda tient à retrouver les amis encore vivants sur sa tribune. Grande était notre joie hier de revoir des noms oubliés depuis des décennies et de nous souvenir d’événements à jamais perdus dans nos mémoires. Dans cet effort, alors que presque tous les copains ont accueilli la création de groupe WhatsApp les trouble-fêtes ne manquent jamais. Les amitiés d’adolescents constituent des défis auxquels les adultes que nous sommes devenus faisons face. Des amis proches jadis sont éloignés les uns des autres par leurs professions ou des adhésions à des églises du réveil ou des loges, par des écarts idéologiques, politiques ou religieux.
En réalité les sexagénaires sont différents des jeunes gens d’il y a 50 ans. Entretemps sont décédés Mr Boubou, Raoul Kangiengo, Lewula Badibi, Le père Mampuya, Rigobert Nzundu, et... Corneille Mbal’en forme. D’autres sont vivants mais inaccessibles. Les liens, bien qu’encore forts, portent la marque du temps, en fonction des parcours d’un chacun. En fait, cinquante ans nous séparent de notre dernière classe de 6ème littéraire au PSK. Nous tenons bon au-delà des défis actuels. Des photos y sont publiées qui nous ramènent à nos travaux quotidiens ou rappellent des punitions- de Carpe ou d’Amos - subies pour l’une ou l’autre raison. Tout cela, ce sont des souvenirs; plus rien ne sera comme avant. Ainsi va la vie.
20 juin 2025
Ces guerres qui tuent tant...
Les guerres actuelles se révèlent plus que jamais meurtrières. Comment ne pas s'interroger sur l'humanité de l'homme? Comment ne pas remettre en question son sens de la vie et du respect des autres? Plus les guerres tuent plus le monde se réjouit et se vante de ses avancées technologiques. Quelle cruauté dans le coeur de l'homme! On dirait que l'homme sent sa puissance se renforcer dh moment qu'il peut tuer le plus de monde possible. La vie d'un homme ne vaut rien, pas plus celle d'une mouche ou d'un animal. On dirait que certains êtres sont nés pour tuer, exterminer.
Au-delà de ces guerres où des villes et des populations sont atrocément bombardées ou anéanties sans pitié, on en vient à s'interroger sur la pertinence et les conséquences dé ces cruautés. Comment prêcher l’amour et la paix dans ce contexte? Comment projeter un regard optimiste sur l’avenir de ce monde lorsqu’au nom d’une idéologie extrémiste se commettent tant de crimes contre l’humanité? Le monde n’est pas actuellement en paix. Les leaders politiques les plus tenus en respect sont des héros sinistres, sanguinaires et exterminateurs dans un environnement géopolitique cruel et inhumain.
17 juin 2025
Ces guerres qui durent tant...
Dans presque tous les continents se passent actuellement des guerres dont l'issue bien que prévisible est improbable, voire irréversible. Le monde entier se trouve à la croisée des chemins. La violence meurtrière est d'une ampleur significative. On ne menace plus, mais on occupe, on envahit, on tue, on brûle, on pille avec une cruauté inouïe. La vie d'une personne humaine ne vaut plus rien, comme ses biens d'ailleurs. Les massacres massifs et aveugles des populations n'émeuvent plus les coeurs des assaillants ni des assassins. Cette excentricité est désormais devenue la norme. Les scènes macabres sont devenues tellement fréquentes que plus personne ne se donne la peine de les dénoncer ni les arrêter. Le monde se rivalise en cruauté. Partout des guerres, partout des guerillas, partout des gangs, partout des incendies criminels, des terres brûlées,,... voire des attaques cybernétiques. L'esprit belliqueux consacre désormais les rapports entre les voisins.
L'expansionnisme russe a fait que la Crimée est annexée et qu'une guerre sans merci s'abat sur l'Ukraine. Voilà cinq ans que l'insécurité dure totalement dans l'Est de l'Europe. Les négociations demeurent infructueuses. Nul ne veut céder aux revendications de l'autre. Derrière ces affrontements se cachent de gros intérêts financiers et commerciaux. C'est aussi le cas de la RDC. Voilà des décennies que la RDC ne connait pas la paix minée par des luttes internes à caractère ethnique et tribal et l'occupation devenue désormais effective de sa partie orientale, véritable poudrière aux conséquences inévitables. Les Tutsi du Rwanda et leurs alliés d'Ouganda ou du Burundi sont à pied d'oeuvre. Du côté du Moyen Orient, une guerre éternelle toujours rallumée par la haine et le non respect de la vie de l'autre.
Chacun voudrait annéantir l'autre. Voilà Israël en guerre tentaculaire contre Gaza, l'Iran, et les Houtis du Yemen. Des bombardements mutuels tuent de chaque côté des civils, des innocents comme des agents de la paix ou sécouristes affectés au support des victimes, des blessés, des déplacés et des malades. Qui tue le plus, gagne la guerre. Qui détruit le plus, gagne la guerre. Mais il y a des guerres qui ne se gagnent jamais, qui durent tant... Tant que la haine hargneuse semée dans les coeurs des belligérants ne s'estompera pas, la guerre ne finira jamais. Et rien ne prélude sa fin définitive.
Le cycle des guerres qui a toujours marqué l’histoire continue de bouleverser les frontières et de redessiner le paysage géopolitique. Des nouveaux territoires vont apparaître au détriment des nations jugées trop grandes et riches pour être gouvernées comme elles sont. La guerre accorde le pouvoir au plus fort.





