30 sept. 2024

Ordination des abbés Daniel Kayala et compagnons

Kenge, 29 septembre 2024. Aujourd'hui à Kenge, Mgr Jean-Pierre Kwambamba, évêque de Kenge, a ordonné prêtres six diacres, parmi lesquels un cousin-neveu à nous, Daniel Kayala. Congratulations à tous les nouveaux prêtres et diacres de Kenge. En union avec les miens, je leur souhaite zèle apostolique, réussite et courage dans leur engagement au sein du diocèse et de l’église universelle. 

28 sept. 2024

La famille de nouveau réunie

Cet été, ou mieux les grandes vacances, a vu ma famille bouger. Alors que moi j'ai préféré garder la maison, les jumeaux Ibangu et Mukawa sont partis pour Londres, Angleterre, le 24 juillet avec leur cousine anglaise Joyce. Ils ont passé quelque deux semaines à Londres et Birmingham. Rejoints par leur maman le 9 août, ils sont descendus par Eurostar en France. Après l'anniversaire de leur oncle Dr Donatien Mosimi à Coulommiers, ils ont effectué un crochet à Strasbourg chez leur tante Mado. Le 27 août, les vacanciers ont rendu visite à mon ami Séraphin Kiosi, SMA, dans son coin de l'Alsace dont je ne connais même pas le nom. Retour en Angleterre par avion à la date du 29 août.  Le 4 septembre, les jumeaux sont rentrés à Barbados, et le soir Mama Mapasa a voyagé sur Kin pour un séjour de trois semaines. Elle est retournée hier le 27 septembre à la Barbade via London. Nous voilà de nouveau réunis comme famille. Tout est bien qui finit bien. La maison reprend ses habitudes. Dès demain, nous aurons deux étudiants qui vont habiter chez/avec nous pour deux mois. Qu'ils soient les bienvenus! 

26 sept. 2024

26 septembre: Papa 17 ans déjà

26 septembre 2007-24 soit 17 ans aujourd’hui que mon père Donatien Mabana est entré dans la félicité éternelle. Que son âme repose en paix. Un jour mémorable non pas parce qu'll a quitté ce monde, mais parce que s'est accompli pour nous tous un pacte avec notre destin. Ce destin se décrit comme une passation de responsabilités. Nous sommes devenus les uns pour les autres notre propre père. Lien symbolique inébranlable. Papa comme Maman ne meurt jamais. Je pense à mes papas: Richard, Daniel, Frédéric... partis avant lui. L'amour résiste à toute sorte de calamités. De la mort de Papa à ce jour, les épreuves de la mort nous ont suivis sans relâche. 

Dans mon parcours de Miledi mia Khatu, le départ de Papa me ramène aux circonstances de ma venue au monde, et à la prise de conscience de ma mortalité un 25 juillet 94. La disparition de ma soeur Louise Mabana Yimbu marqua un changement radical dans ma vie personnelle. La mort que je croyais loin de moi s'installa définitivement dans mon être intérieur. Depuis ma tendre enfance, Papa m'a toujours propulsé décisivement vers la vie. Un des premiers gestes qu'il posa en octobre 1967, à notre retour à Kimbau, fut de me montrer la tombe de mon frère aîné. Je ne l'oublierai jamais. A l'occasion de l'enterrement d'un parent - Papa Ntalu, mari de sa cousine -  il m'indiqua le petit lopin de terre où reposait mon frère aîné. C'est, jusqu'à ce jour, mis à part celui de Papa Timothée Kimbinda en mars 93, le seul enterrement auquel je participai avec Papa. Dieu a toujours fait que je sois loin de lui lors des enterrements de nos proches. 

Et le 3 octobre 2007, je n'étais pas à  l'enterrement de Papa à Kinshasa. J'ai respecté son propre voeu, car selon lui je l'avais déjà enterré "vivant" en lui rendant visite aux Cliniques Ngaliema en juillet 2007. Cet acte filial lui avait tellement plu qu'il m'instruisit de ne plus me déranger en cas de mort. "Mes yeux ont vu, tu m'as enterré", m'avait-il signifié plus d'une fois. L'événement fatal advint deux mois plus tard, le 26 septembre 2007. Adieu Papa. J'avais la conscience tranquille, ayant accompli mon devoir de fils dans la dignité et l'amour. Accomplissant le lot de l'éternité, Maman l'a suivi quelque 5 années plus tard, peu après vu ses petits-enfants jumeaux Ibangu et Mukawa.  La roue de la fortune tourne inlassablement. Le destin se trace et se retrace infiniment comme les maillons d'une même chaîne. La catena eterna.

Mboti Tata Kahiudi, kuna wena. Hwena mu ngemba Tata kuna wenda. Betu bosu twakuyindilaka ye lelu. 

22 sept. 2024

Contrefaçons médicales et alimentaires

De plus en plus des produits médicaux et alimentaires sont trafiqués, contrefaits et distribués sur le marché congolais. Ce n’est pas nouveau, mais c’est la première fois que j’en parle dans ce blog. Des entreprises et des individus déversent des produits de première nécessité pour décimer la population et gagner d’importants gains commerciaux.  Ces entreprises criminelles opèrent à visage dévoilé sans que les offices de contrôle ́ n’interviennent. La corruption couvre ces actes exterminateurs.

Une famille de Kinshasa Badalungwa consomme un riz en plastique, tombe malade de constipation. Une femme ingurgite, pour se soigner de la malaria ou de la typhoïde, des médicaments blancs issus de la farine de manioc. Un étudiant qui fait sa cuisine découvre qu’on lui a vendu un morceau de bois couvert d’une peau de poissons. Dans les fameux kamundele tant prisés des Kinois se retrouvent des viandes de toutes sortes,  inconnues des consommateurs. Et j’en passe. C’est que les gens sont devenus tellement mauvais qu’ils s’en prennent facilement à la vie des autres. Le monde est devenu tellement méchant qu’une personne humaine peut être tuée comme un chien. Et même encore, au pire, la vie d’un chien vaut mieux que celle d’un homme. Qu’est-ce qui motive ces empoisonnements à mort lente ou rapide? 

Extrapolons. Notre monde vit selon la loi internationale de la jungle, celle du plus fort. Par de nombreux astuces, des pays et des individus soit disant philanthropes se sont attribué l’objectif de diminuer la population mondiale. Le Kissinger Report qu’on peut lire sur le net est plus qu’explicite à ce sujet. Un des moyens pour s’assurer l’hégémonie sur le monde est de contrôler la démographie. Et cela par tous les moyens. Tuer, exterminer les habitants d’un pays pour s’emparer de leur pétrole, de leurs matières premières, pourvu que les grandes puissances maintiennent leur main mise sur l’histoire du monde. Infections par vaccination, créations en laboratoire des virus pandémiques, stérilisations massives, guerres biologiques, intoxications de l’environnement naturel, à défaut d’équipements de guerre traditionnelle. Tous les moyens comptent pour maîtriser le Tiers-Monde à tous les niveaux. L’empire occidental jadis omnipotent est aujourd'hui contrebalancé par la montée de l’Orient. La Chine, la Russie, le Japon, l’Inde, ont le vent en poupe. Ils prennent leur part du gâteau.

Des médicaments trafiqués viennent du Nigeria et de l’Inde pour ne citer que les cas les plus connus. Des centaines de milliers de doses de vaccins viennent d’être déversés en RDC, pour soigner le Mpox. Des voix s’élèvent pour dénoncer cette mascarade criminelle qui cache une extermination programmée. Apparemment, les instances médicales congolaises ne se prononcent pas officiellement, donc acceptent cet état de fait. Et sans surprise, une des premieres destinations de ces vaccins se trouve être l’Est du pays. Réveillons-nous, peuple congolais. N’ayons aucune confiance en ces philanthropes à la générosité douteuse et criminelle. 

21 sept. 2024

Est-ce que la RDC est maudite?

Les nouvelles qui nous parviennent sont rarement bonnes. Le pays offre le spectacle d'une terre-sans-loi. Des choses inconcevables ailleurs arrivent chez nous. Regardez les profils des leaders politiques qui nous dirigent. Beaucoup ont des parcours tortueux à tel point qu'on se demande comment ils naviguent dans ces eaux troubles. L'impunité fait que des détourneurs avérés des deniers publics sont aux commandes des institutions fondamentales de la république. Des récettes des régies financières censées construire des routes, des écoles ou hôpitaux disparaissent dans les poches des gouvernants et des gestionnaires sans qu'aucune action ne leur soit intentèe. Les désordres font la loi un peu partout. Un dinosaure a détourné les fonds destinés aux infrastructures d'eau et d'électricité d’une ville provinciale sans être inquiété. Il est là, tranquille et sans remords; tout le monde le craint, le respecte et l’adule. Un bilan nul après un demi-siècle d’engagement politique. 

Il y a des situations très difficiles à comprendre ou qui n'obéissent à aucune logique. A force de vivre ces situations, on a fini par les accepter comme normales. La corruption et l'irresponsabilité sont devenues des règles de vie. Tout le monde y recourt, même les insoupconnables. Surtout eux et elles. Les prédicateurs de bonnes vertus sont souvent pires que leurs adeptes. La situation sécuritaire est terrible: les villes, les cités et les villages sont pleins des kuluna qui s'attaquent à des paisibles compatriotes souvent démunis et sans défenses. Les leaders politiques se laissent escorter comme si elles allaient à la guerre, alors que les mobondo et les rebelles sèment la panique partout. Les efforts fournis par les autorités ne parviennent pas à éradiquer ces fléaux qui minent l'existence même de notre beau pays. Des voix s'élèvent pour dire que le Congolais n'aime pas son pays ou que le premier ennemi de la RDC c’est le Congolais lui-même.  Trop de problèmes sans issues. Et le pouvoir n’apporte pas les solutions attendues. La sécurité, l’eau et l’électricité demeurent des problèmes insolvables. Si on ajoute les routes délabrées, les embouteillages gigantesques, les hôpitaux insalubres et les immondices qui remplissent les quartiers d’odeur nauséabonde, le tableau des malheurs est dressé. Pendant ce temps, la pègre et les maffieux de tout acabit s’emparent des terres, des minerais et des richesses du pays. Avec notre complicité. Un cercle vicieux indécrottable. Triste. Des projets financés à coup de millions non réalisés, volatilisés. Un ancien premier ministre qui a détourné des milliards préfère se présenter comme victime et donneur de leçon de bonne gouvernance, au lieu de défendre son intégrité auprès des instances judiciaires dont il bloque l’action par la corruption. Le ridicule ne tue pas. 

Au niveau éthique, c’est une autre paire de manches. Les antivaleurs étouffent toute velleité de correction ou d’amélioration. Tout baigne dans l’inconscience et la médiocrité. Les pasteurs et certains responsables prospèrent dans leur entreprise de paupérisation de la population. Leur promettant le ciel sur terre, ils agissent souvent comme des anges exterminateurs ou prophètes de malheur, extorquant sous le couvert de la dîme les biens de leurs adeptes. Le président Mobutu en son temps avait bien perçu ce fléau. L’état doit sérieusement se pencher sur ces religions alimentaires. Véritable opium envoûtant et endormeur de nos intellects. Les valeurs et vertus de jadis sont devenues relatives, sujettes à discussion et inutiles. Seul l’argent compte. On parle moins de spiritualité que d’argent, on parle plus des choses matérielles, de fêtes de réjouissance. Pas de temps ni de place pour des recollections,  méditations de jadis. C’est démodé. Les nouvelles églises proposent des soirées de délivrances, des guérisons, des jeûnes et des neuvaines au Mont de Tshipepele ou au temple du Pasteur Ezekiel. Ce tohu-bohu spirituel paralyse le pays. Il y a trop de pasteurs, et des faux, parce qu’il n’y as pas d’emploi. N’importe qui reçoit un jour une vision qui l’appelle à servir comme pasteur, prophète ou diaconesse dans une église du réveil. Chacun se voit du jour au lendemain investi d’une mission prophétique, que dis-je, plutôt diabolique.

Est-ce que la RDC est maudite? Je n’oserai jamais l’affirmer, ce serait tuer l’espoir qui demeure éternel en moi. Elle traverse des moments difficiles, mais je suis sûr que ça passera. Un avenir radieux pointe à l’horizon pour ce pays réputé être un scandale géologique. Tel est mon rêve. Mais le temps est à l’action, pas au rêve. Sauvons notre pays frères et sœurs compatriotes. Personne d’autre ne le fera à notre place. 

17 sept. 2024

16.9 Me Benoit Lubamba, trois ans déjà

16 septembre 2021-24, soit trois ans depuis que Me Benoit Lubamba a quitté ce monde. Paix éternelle à son âme. Informé par Vicky son épouse, je suis uni de coeur et d'esprit avec elle et ses enfants Othinel, Nathan et Eliézer. Sans oublier Annie Mawana qui fait desormais partie de cette famille. Voici ce qu'elle a écrit sur son statut en mémoire de ce jour fatal: 

"3 ans en arrière, le 16.9.2021, c'ètait une journée pénible et des pleurs. Et aujourd'hui, nois sommes en paix et plus forts; non pas parce que nous vous avons oublié (chose impossible), mais parce que depuis 3 ans je vois chaque matin une femme brave et déterminée pour le bonheur des siens et trois enfants de plus en plus indépendants dans les petites choses qui font les grandes. L’un d’eux est diplômé d’état pa Benoit" (Annie).

Ce beau témoignage repris verbatim sans emoji est d’une profondeur admirable. Il résume nos sentiments à tous, nous qui en comprenons les détails. Merci à ma nièce Annie pour sa présence dans cette maison, pour son soutien impayable à ces trois adolescents et leur mère. Me Benoit Lubamba, de là où il est, protège sa famille à laquelle il était, j’en ai été témoin, très attaché. Que son âme repose en paix dans la cité céleste!

14 sept. 2024

Encore un mort, Théo Mukelenge

Théophane Mukelenge, ancien sous proved à Kimbau, est décédé la nuit dernière à l'hôpital Maman Olive à Bibwa, à la suite d'une longue maladie. La nouvelle m'est parvenue par le groupe whatsapp Famille ISP de Kenge. Paix à son âme!  Voilà quelqu'un que je n'ai plus revu depuis plus de 30 ans mais dont j'ai suivi d'assez loin le dernier parcours de vie. En se hissant à la tête de l'entité éducationnelle de Kimbau, Théo a su relier l'excellence à la gratitude que chacun de nous doit à sa terre natale. Félicitations Théo pour cet engagement en faveur des tiens, mais aussi pour le professionnalisme qui t'a toujours caractérisé.Pour la petite histoire, nos papas Charles Mukelenge et Donatien Mabana étaient des grands amis depuis l'école primaire jusqu'à la fin de leur vie. Et nos familles étaient très proches, en dépit des mutations et de nombreux déplacements de travail qui nous ont parfois éloignés. Condoléances partagées à la grande famille Mukelenge. 

Wenda mboti Teddy comme tes proches t'appelaient. Puisse le Bon Dieu t'accueillir parmi les élus du Ciel.

"Mari de nuit"


Un prophète-pasteur ne trouve pas mieux que de convaincre une de ses adeptes qu'elle a un mari ou des maris de nuit. Péché de lèse-majesté. C'est que dans le monde des ténèbres elle mène une double vie de mariée à un ou plusieurs hommes. Seulement voilà. Cette femme est fiancée à un homme qui prépare les frais de leur mariage et lui confie l'argent de la dot et de la célébration nuptiale. A l'insu du fiancé, le pasteur propose à la fiancée pour l'exorciser des séances de délivrance à deux. Pendant ces séances, la femme se met nue alors que l'homme de Dieu s'adonme à des onctions d’huile d’olive sur le corps de sa proie. Pour finir, le prophète lui exige cet argent, afin qu'il le bénisse et invoque des incantations dessus pendant une semaine, sous prétexte qu'elle serait stérile s'il ne purifiait pas ce salaire de malheur et de sang. Dès qu'il a pris la somme, le pasteur disparait et  évite de recevoir son adepte à son bureau. Devant l'insistance de la dame de récupérer son argent, la protocole lui a apprend trois semaines plus tard, que l'église a été pillée. Une escroquerie bien planifiée basée sur l'imposture, la menace, l'intimidation et des pratiques très douteuses d'envoûtements et attouchements intimes. La suite, on peut l'imaginer et des pareils cas sont nombreux.
"Mari de nuit", je n'en avais jamais entendu parler dans ma jeunesse. Du moins je ne m'en souviens pas. Je pouvais peut-être l'imaginer par des récits qui se racontaient autour des mamiwata et autres créatures surnaturelles. Je savais que la vie de nuit était pleine de mystères, d'événements sorciers, de multiples retournements de vestes. L'homme à la bague d'or magique ou encore l'homme-crocodile-serpent, faisaient partie de ces êtres imaginaires que relatent les mythologies universelles. C'est dans ce contexte que pourraient se concevoir les concepts de "mari de nuit" et de "femmes de nuit" passés à la mode depuis quelques décennies. Le binzambi-nzambi exploitent vivement cet univers rocambolesque. 
De la mythologie populaire ces concepts sont devenus des réalités dans les églises du réveil qui ont envahi les agglomérations urbaines d'Afrique. Une aubaine pour les pasteurs-prophètes capables de vous dépouillés de tous vos biens. Apparemment, ces pasteurs ont remplacé les sorciers, les guérisseurs, les devins et magiciens de l'époque de notre enfance. Tout cela au nom de Jesus de Nazareth et de Dieu. Sans hésiter, le pasteur-prophète brandit quelques versets bibliques pour vous soutirer votre dernier centime. "J"ai eu une vision, et Dieu m'a dit"..."une prophétie est tombée vous concernant, votre vie est en danger"... "nous allons avoir des veillées de prières pour éloigner Satan et les esprits mauvais qui vous menancent". Autant d'astuces pour maintenir votre esprit en état d'émoi et d'effroi. Le combat spirituel, inconnu jadis, meut le comportement religieux des convertis aux nouvelles religions. "Je prie" signifie désormais qu'on est sorti des églises dites traditionnelles pour embrasser les nouvelles vagues de croyances. Ces recettes fonctionnement admirablement, et les victimes les consomment sans discernement ni remise en question. Un processus pratiquement infallible de lavage de cerveau. 
Pendant que j'écris ces lignes, je viens d'avoir une conversation avec une proche qui refuse de dévoiler une vérité à son propre frère sur ses déboires familiaux. Comme elle n'entretient pas de bons rapports avec sa belle-soeur, elle craint d'être traitée de "femme de nuit". A ma question de savoir si elle y croyait, elle a répondu: "Non yaya. Ce sont des inventions des pasteurs. Mais si on te colle cela au visage, toute ta vie privée est foutue à jamais" (sic). Voilà une croyance que je range dans les mythes mais qui modèle et informe le mode actuel de pensée dans notre société congolaise ou africaine. Par ailleurs, mes lectures mythiques de de l'œuvre de Tchicaya U Tam’si m'ont appris les notions de kalunga et du nyihimbi. L'idée de frère et soeur qui seraient mari et femme de nuit n'est pas nouvelle; elle remonte aux temps immémoriaux. Comme tout mythe, elle naît, vit, meurt, et elle renait, revit et meurt à nouveau. Et le cycle continue.  


12 sept. 2024

11/09/2014-24: Papa Mosimi in memoriam

11.9.2014-24, dix ans passés depuis que Papa Bernard Mosimi Bomwana a tiré sa révérence à l'âge de 94 ans. Que son âme repose en paix. Quelle belle, simple et longue vie! Quel exemple de discipline, de rigueur, et de responsabilité! Gloire soit rendue à Dieu pour ses merveilles et ses bienfaits autour de ce monument familial. Mama Mapasa, sa soeur Solange et leur fille Noëllie se sont rendues à Mbenteke, représentant toute la famille, pour commémorer la mort de notre père, beau-père, oncle, et grand-père. Toute la famille restreinte et élargie était unie de coeur à cette occasion. Paix éternelle à ton âme Papa Bernard!

11 sept. 2024

11 septembre 2024

11 novembre 2001. Il y a 23 ans, je venais de commencer les enseignements à Cave Hill lorsque les deux tours du World Trade Center furent bombarbées. Et dire que j'avais la chance de visiter en juillet 1997 ce monument de la suprématie américaine sur le monde des affaires. Ce matin-là je n'avais pas eu le temps de suivre les nouvelles en direct. Clavère Maman avait pris le soin de m'alerter peu avant que je ne retourne. Notre voiture était encore en route depuis le port de Hambourg où je l'avais embarquée un mois auparavant. Le matin, le doyen A. Cobley de la faculté des lettres me prenait sur son chemin vers l'université. Le soir, je montais dans un minibus ZR pour retourner à la maison. Cela dura jusqu'en octobre 01. Une fois informé du drame, j'avais hâte de voir les images et de suivre les informations à la télé.  Le terrorisme avait frappé au coeur-même de l'Occident en détruisant ce prestigieux immeuble au toit du monde. 

Quelles lecons tirer de cet événement? Le monde était secoué. La plus grande puissance du monde avait montré sa vulnérabilité. La colère du président américain Bush Jr, visible sur son front, ne pouvait rien changer face aux forces du mal. Des innocents, plus de 3000, ont perdu leur vie au Ground Zero. Le drame fut total et ramena le monde à la dure réalité. Désormais, plus rien ne serait comme avant. La lutte contre le terrorisme islamique prit alors un tournant radical. Des mesures intransigeantes furent arrêtées pour mieux contrôler les frontières. Un département spécial de la sécurité vit le jour. La lutte contre Al Qaeda et ses ramifications s'intensifia énormément. L'Amérique blessée pansait ses plaies en imposant au monde entier un nouvel ordre sécuritaire. Le monde a changé. Les relations internationales aussi. Le concept du voyage aérien, terrestre ou maritime, a été affecté par des contrôles renforcés, par des détections de métaux ou produits toxiques, par une vigilance accrue dans les ports, aéroports et avions. La xénophobie et la montée des droites extrémistes qu'on observe ces dernières années dans les pays d'émigration, sont aussi des conséquences de September 11. Rien, alors rien, n'est à l'abri total du danger. 

Le temps est passé entre-temps. Me voilà sexagénaire. Hommage aux victimes oblige même 23 ans après. Les deux candidats aux élections présidentielles américaines de novembre 2024 - Kamala Harris et Donald Trump -  se sont retrouvés au Ground Zero après leur houleux debat de la veille. Le monde a changé. 

10 sept. 2024

Adieu Soeur Astrid

10 septembre 2024. Ce matin est décédée à Kenge la sœur Astrid Ibaz Atelenge des Salésiennes de la Visitation. Que son âme repose en paix. J'ai connu Sr Astrid du temps de mon école primaire à Kenge. Je me souviens qu'elle avait remplacé Sr Marie-Robert comme directrice de l'école primaire des filles à St Esprit lorsque cette dernière était devenue secrétaire de Mgr Hoenen, évêque de Kenge de 1963 à 1974.

Depuis que je retourne à Kenge pour mes enseignements à l'ISP Kenge, je la revois à chaque fois. Toujours égale à elle-même, souriante et de bonne humeur, la brave servante du Seigneur m'a toujours fasciné par sa gentillesse, son attention aux autres et sa disponibilité à aider. A chaque fois, elle prenait le temps d'échanger avec moi. La dernière rencontre date du 17 avril 2024 alors que j'étais invité à souper chez les mères Salésiennes. Je me souviens de ses gentilles conversations. Une fois, elle m'a demandé d'acquérir un dictionnaire médical pour sa nièce ou encore de la conduire à la Barrière. Autant de petits souvenirs anodins mais qui prennent aujourd'hui une ampleur significative. Va en paix jouir de la félicité éternelle auprès du Maître de l'univers. Adieu Mère Astrid. 

Condoléances mutuelles aux Soeurs Salésiennes de la Visitation et à sa famille biologique.  Kwenda na ngemba na bwala ya Ngangi ya Zulu ye ntoto. 

9 septembre 2024

Le 9 septembre, c'est ma fête patronale. La St Pierre Claver m'est toujours rappelée par des amis. Spécialement par Mme Schmitt qui a pris le soin de me féliciter la veille, au cas où la connexion internet aurait fait défaut. Cette année, deux surprises m'attendaient. L'une inconnue jusqu'a ce jour. 

"Happy Grandparents' Day", que  m'a souhaité Jennifer, une dame originaire de l'ile de Ste Lucie, dont la fille a eu récemment des triplets. J'ai ainsi appris l'existence de cette tradition. Bonne fête à tous les grands-parents biologiques et/ou spirituels. Qu'il leur soit accordé le sublime privilège de voir leurs arrieres-petits-enfants. Je pense particulièrement à Victor Hugo, à son célèbre texte intitulé "La joie d'être grand-père".  Honneur et respect aux grands-parents. 

La deuxième surprise fait partie de mes propres prédispositions à lire les événements. Ce 9 seprembre est né à Birmingham, GB, un garçonnet, fils de Marie-Louise et Nicolas Mabana. Que l'Eternel bénisse ce petit trésor qui vient combler sa famille de joie, qui se présente au monde dans des conditions particulières. Je percevais cette naissance avec certitude... et cette intuition-là me trompe rarement. C'est un don que je possède de pré-sentir des événements ou de voir mes voeux accomplis. Ce principe fonctionne toujours. Nicolas ètait surpris que je parle du 9.9: 

"[9/8, 5:08 PM] Kahiudi: Tant mieux. Est-ce que maman ML est prête pour l’accouchement demain.?

[9/8, 7:12 PM] Nicolas Mabana: C’est plutôt Mardi le 10. Sept. Ce Lundi Elle sera recue mais l’accouchement aura lieu Mardi. Le telephone etait en chambre pour le charger."

Le bébé est né le 9 septembre en totale conformité avec mes sentiments. Ça, c'est aussi moi, K C Mabana. Blessed. 

C'est aussi l'anniversaire de ma soeur Rita Kayolo à Paris. Grâces et bénédictions divines en abondance à elle. Enfin, Ibangu a suivi son tout premier cours d'allemand à BCC. Elle parait motivée et intéressée par la langue de Goethe. Courage et succès à elle. 

9 sept. 2024

Importance de l'éducation en Afrique

Mes étudiants de L1 FLA ISP Kenge ont retransmis  une vidéo intitulée: 

 "A quoi servent l'école et l'université en Afrique?" 

Bonne question. Voici ma réaction à chaud. 

A rien si elles ne résolvent pas nos problèmes. A rien si nous nous contentons de reproduire les leçons de nos maítres au lieu de réfléchir par nous-mêmes. Le collègue qui parle ainsi reste dans le schéma de l'esclave que pourtant il réfute. Que propose-t-il concrètement? L'extrait est incomplet pour y répondre. De toute façon,  l'école et l'université sont utiles, voire nécessaires à condition qu'elles soient réformées, formatées et adaptées à nos besoins naturels, spirituels, socio-économiques ou culturels. Les questions de langues font partie de cette prise de conscience à être nous-mêmes. Jusque là très peu de pays africains ont réussi leur réforme linguistique. Chacun répète ses maîtres jusqu'à ce qu'il arrive à penser par lui-même. Voilà justifiée l'importance des réflexions critiques que j'impose à la fin de mes cours. Quelle éducation pour l'Afrique? Le débat est ouvert. 

Bonne journée

7 sept. 2024

Trois mariages de célébrités

Trois musisciens congolais se sont mariés ces dernieres années dans des circonstances particulières. Il s'agit de Kiamwangana Mateta, Antoine Agbepa, Joseph Nyoka Longo. Les réseaux sociaux y sont allés de leurs commentaires incendiaires ou élogieux. Leurs partenaires sont de plus de vingt ans plus jeunes. Verkys s'est marié dans une église du réveil, Koffi Olomide je ne sais pas, Jossart dans une église catholique. Ma réflexion part d'une vidéo où Koffi se plaint de la méchanceté du public face à sa liaison avec Cindy le Coeur, alors que son collègue Jossart s'en est sorti sans trop de dégâts. Il n'est pas interdit de réflechir.

"Qui sème le vent récolte la tempête", dit un proverbe populaire. La vie des vedettes du cinéma et de la musique fait souvent l'objet de beaucoup d'attention. Peu était connu de la vie privée de Verkys et de Jossart, avant leur mariage. Sauf de leurs proches bien entendu. Par contre, les polémiques ont souvent éclaté autour du très médiatique Koffi. Ses relations avec les femmes, ses déboires judiciaires, ses déclarations politiques, ses conflits familiaux sont souvent étalés sur les tribunes des réseaux sociaux. Ses défenseurs et ses détracteurs sont copieusement servis en termes de matières controversées. La différence entre ces trois grands noms de la musique congolaise réside essentiellement dans leurs personnalités, leurs comportements et attitudes individuelles.

Verkys a honoré sa compagne de plus de 20 ans alors qu'il était selon les on-dit abandonné de siens. Les mauvaises langues y ont juste vu un problème d'argent et d'héritage. Jossart je ne sais pas. Je poserais volontiers la question à son ami du petit séminaire. Koffi aurait divorcé de son épouse pour convoler avec sa musicienne Cindy. Ce qui a déclenché un tollé sur la toile. Il ne me revient pas de juger qui que ce soit. Respect à la liberté de chacun. Chacun vit son amour à sa guise, c'est son droit le plus légitime. Je n'en parle que parce que ces évènements ont été ou sont encore commentés publiquement, que je les trouve intéressants pour lea lecteurs et lectrices de ce blog.

Toutes les personnes dont les noms émergent du lot dans un domaine artistique, socio-culturel, scientifique ou financier,  s'exposent aux approbations et aux critiques de leurs actions, même les plus banales, a fortiori un mariage à un âge relativement avancé. Le monde vous juge selon le visage qu'il voit. L'image que vous projetez vous est rendue comme par un jeu de miroir. Je me souviens d'avoir eu récemment une discussion avec un proche à ce sujet. Il ne s'agit pas d'un mariage "yaka tofanda" (viens on va s'assoeir) mais d'une union pour le reste de la vie. Ce qui montre la gravité de cette décision et du choix de la personne avec laquelle on passera le dernier cap du séjour terrestre. Au lieu de juger hâtivement, il convient d'éviter ces genres de polémiques complètement stériles et dégradantes. Veillons à notre image. Parole de littéraire.  

6 sept. 2024

Justice

Il n'y a pas de justice dans ce monde. Trop d'impunités la rendent vulnérable et contestable. La pratique de deux poids deux mesures la fragilise littéralement. Personne n'y croit. Personne ne croit à son efficacité ni à son effectivité. Le voleur est délié de ses vols, le criminel lavé de ses forfaits, récompensé et promu à de hautes fonctions. L'innocent est condamné à perpétuité, le tueur à gages acquitté et indemnisé de ses manques à gagner pensant son emprisonnement. Il n'y a pas de justice.  Ainsi va le monde. 

2 sept. 2024

12è anniversaire

"Mon voyou, mon moi. Oui c'est aujourd'hui 12 ans jour pour jour que cette idylle d'amour a commencé entre toi et moi. Je n'avais jamais pensé qu'un jour on serait ensemble." Parole de MF en ce 12è jour anniversaire. La folie s'est enracinée en moi ce jour-là. Le passage de flambeau était parfait entre mes deux mamans. Voilà tout ce qui reste de ce souvenir. Quelques belles phrases d'amour, d'intimité et de complicité.