29 juil. 2011

Le monde à l'envers? Pas si à l'envers que ça.

Vous est-il jamais arrivé de voir Jerry Springer ou Maury sur la télévision General Fox? Tout le monde me l'a déconseillé, mais lorsque j'ai un peu de temps et que je suis à la maison, il m'arrive de suivre ces deux émissions. De l'incroyable? Du jamais vu ni entendu?
Pas si vrai que cela, car tout cela n'est qu'humain. Aussi folles qu'elles puissent sembler au premier abord, ces deux émissions ont un succès fou et ne seront pas rayées des écrans de si tôt. Pourquoi? Elles remettent l'homme et la femme à leur place. Un père renie la paternité de son enfant, une femme cherche parmi ses dix amants le vrai père de son enfant, Maury les aide à affronter la vérité, parfois si lourde à porter. Vous voulez vous battre contre votre rival en amour, des hommes de sécurité robustes se retrouvent chez Springer pour vous séparer après quelques échanges de coups. Tout se paie ici bas, dit-on.
"Les Américains sont malades, immoraux", entends-je dire à ce sujet. Je rétorque: "N'es-tu pas par hasard malade et immoral, toi qui sembles ignorer ta vraie maladie et cacher tes défauts?"
Cela me rappelle la page "La vie comme elle va" que publiait le journal Salongo dans les années 70-80. Une femme va au deuil d'une voisine de quartier décédée et découvre que le mari de cette dernière est son propre mari. N'est-ce pas de quoi piquer une crise cardiaque?
Mon ami Faustin Mampuya d'heureuse mémoire disait: "Ce qu'on ne sait pas, c'est parfois terrible". Ce qui peut se traduire par un proverbe en lingala: "Kozanga koyeba eza liwa ya ndambo" (Ne pas savoir, c'est une demi-mort).

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