8 août 2014

De N'Djili à Zaventem

6 août 2014. Partir de Kinshasa, c'est comme une gageure ou un parcours de combattant. Il a fallu pas moins de six heures pour faire le check in et les formalités d'immgration. A peine croyable, mais c'est ce que j'ai vécu à Kinshasa.
L'enregistrement se fait à SN sur le boulevard en ville. Les formalités sont longues, pénibles et fatiguantes. Lorsque j'y arrive peu après 11 heures, la queue est déjà très longue. Il faut tirer des jetons et attendre son tour pour la pesée et l'enregistrement des bagages. Trop de formalités qui au final se révèlent à la fois inutiles et contraignantes. A quoi cela rime? Dieu seul sait. On y trouve toute la chaîne pour vous faire dépenser pas moins de 80 UDS: filmage de bagages, frais d'aéroport et frais de l'hôtel de ville. Filmer un bagage en RDC signifie l'emballer dans du plastic. Ne vous étonnnez pas comme moi d'entendre la question: "Est-ce que votre sac est filmé?" A la question de savoir ce qui justifie la taxe de l'hôtel de ville, un monsieur informé de coulisses administratives  me répond:
"C'est de l'argent qui va dans la poche de celui qui a placé ce percepteur ici."
On exige du père Kwambamba de "dédouanner" sa valise. Incroyable! Nous on lui dit de ne sortir aucune pièce de monnaie. Tous les moyens sont bons pour vous soutirer de l'argent.
Il est plus de 13 heures lorsque je quitte les lieux. Je prends congé de Lisette Ndala, me rends à Centre des Handicapés saluer Blandine Mulonsi. Cap sur la Procure de Kenge pour rencontrer l'abbé Côme Ngiengo. J'y trouve les abbés Fansaka et Luyubu. On m'apprend que Côme est allé à l'ambassade belge. Mais il m'appelle plus tard et affirme qu'il na pas été reçu parce que le procureur s'est trompé à propos de l'heure du rendez-vous. Quelle maladresse lorsqu'on sait que chaque jour de plus qui passe constitue un danger pour l'abbé Ngiengo.
Après un crochet au Centre Liloba, chez Adrienne et chez Papa et Maman Charles Ndandu, je monte à l'aéroport. Un stop à Victoria, je récupère le Père Kiosi. Entré dans l'aérogare, le chaos est comme à SN. Encore plus. Longue queue d'attente où on vous dégage comme d'un étau de chaleur et de sueur! Il me faut attendre 2 heures pour passer la frontière. Dans la queue, je retrouve Maman Céline Mosimi, mon hôtesse de Coulommiers. Nous nous donnons rendez-vous dans l'avion; mais on ne se reverra qu'à Zaventem. Les agents du DG dépassés par l'ampleur du labeur scrutinent les passeports, retravaillent les dossiers, vont s'enquérir des détails dans un réduit. Une lenteur incroyable. Chacun est invité à la patience. Des collègues tentent de protester, affirmant que chaque dossier prend environ 15 minutes. Celui qui est le premier, n'est pas forcément libéré le premier. Il est 20 heures passées lorsqu'on me rend mon passeport. Comme l'avion embarquait déjà, je suis tout de suite monté sur le bus qui y conduit.
Le vol SN 358 sur Zaventem a duré 7h45'. SN assure un service minimal à bord. On est bien arrivés. A Zaventem, j'appelle l'abbé Charles Ndandu qui m'apprend que l'abbé Kwakwa est déjà en route. Belle rencontre et retrouvaille, car à ma surprise, il y a en plus de l'abbé Gustave Mombo qui voyage pour Toronto, l'abbé Albert Mundele, professeur d'exégèse à Nairobi. Le temps que nous aidions Gustave à embarquer, nous partons pour Bruxelles.
 

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