11 juin 2013

Le transgenre ou le monde à l'envers?

"La Cour suprême au Népal a ordonné au gouvernement d'ajouter une troisième catégorie aux passeports pour que les personnes transgenres n'aient plus à se définir comme homme ou femme, a annoncé mardi un porte-parole de la plus haute juridiction de ce pays défavorisé d'Asie du Sud."
 
Il y a quelques semaines un homme d'une soixantaine d'année s'est découvert "femme", ou a découvert qu'il était en réalité une femme. Ou vice-versa. Seul le Diable sait comment cela est possible. Mais la presse en a parlé, le monde entier y a cru. Aujourd'hui, un pas de plus dans la même direction: le "transgenre".
Ni homme ni femme. Homme et femme. Tantôt homme tantôt femme! Le transgenre, voilà une appellation qu'on disait "barbare" du temps de mes études. "Trans" signifie étymologiquement à travers, d'un point à l'autre. Bref un effet de mouvement, de passage, d'oscillation entre deux bouts ou deux points. Ni homme ni femme, mi-homme mi- femme, trans-homme, trans-femme, autant de vocables qu'on peut créer de toutes pièces. Au Népal, j'estime que du passeport la catégorie sera appliquée à toutes les sphères de la société. Mais cela ne va pas sans problèmes!
Dans les édifices publics, à quelle toilette va la personne habillée en femme qui se définit comme un homme? Au fait, à quelle toilette se rendent les travestis? Les toilettes se définiront donc en fonction de l'identification personnelle de l'individu. Dans l'église catholique romaine, seules les personnes de sexe masculin sont autorisées à devenir prêtres; les femmes deviennent religieuses ou consacrées. Que fera-t-on désormais de ces individus? En réalité, une telle disposition va à l'encontre des normes du catholicisme. Il faudra donc tout redéfinir: mariage, héritage, droit familial, sacerdoce, sport, hospice, école, hôpital, etc. en fonction de cette nouvelle distinction de genre. Il faudra créer une catégorie "transgenre" en sport et dans les espaces socio-professionnels. De fil en aiguille, c'est toute la société qu'il faudrait réformer en profondeur pour accommoder toutes les sensibilités.
Telle est la réalité du monde qui est en train de se construire sous nos yeux impuissants et peut-être complices. Tout est relatif, rien n'est absolu, rien ne s'impose, tout change. Sauf peut-être la seule justice qui existe au monde: la mort. A défaut de l'appeler monde à l'envers, je préfère le nommer monde sans sexe, monde trans-générique, régi par l'homosexualité. Libertins et anarchistes, sans foi et agnostiques, naturistes et amateurs de la méditation transcendantale, y trouveront sans aucun doute de quoi se régaler. Dieu n'est plus le maître du monde, mais la nature et la conscience de l'homme.
 

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