1 juil. 2015

Abbé François Tuma ad aeternitatem

L'abbé François Tuma di Fwalongo est décédé depuis le 11 avril en Allemagne et ce n'est qu'aujourd'hui que je découvre la nouvelle par un hasard de circonstances. Paix à son âme! J'en suis à me demander pourquoi je n'ai pas reçu cette nouvelle à temps. Aucun ami commun, aucune connaissance commune, personne ne s'est dérangé pour me tenir informé. Les réseaux sociaux où je puise mes renseignements n'ont rien diffusé à ce sujet. Et pourtant, je sais que la plupart des amis ont été mis au courant en temps voulu. Par coïncidence, son adjoint à la commission de l'éducation, l'abbé Désiré Tsumbi, est mon propre cousin. Que son âme repose en paix!
J'ai connu TuFranc (lisez Tout-Franc) dès son entrée au grand séminaire de Mayidi en octobre 1976 où il me suivait d'une année. Homme de relations, excellent joueur de football, il formait avec Robert Mangala la solide médiane de notre équipe. Un des meilleurs dribbleurs et distributeurs de balle que j'aie eu le privilège de jouer avec. Celle-là même qui avait battu l'ISP de Mbanza Ngungu par 5-1 en 1977. Deux souvenirs me restent de cette époque: il fumait beaucoup, il buvait beaucoup d'alcool. Nous nous sommes ensuite retrouvés à l'Urbaniana pour la formation théologique. Il était venu avec Jean Marie Mbungu Mayala. Dans le beau site du Collegio Urbano, il a continué avec ses prouesses de sportif, mais un peu moins comme tout le monde d'ailleurs. Plus d'une fois, nous sommes allés ensemble suivre l'Angelus du Pape à la Place Saint-Pierre. Après Rome, nos chemins se sont diamétralement dispersés. Nous avons été ordonnés la même année chacun dans son diocèse, bien outillés spirituellement et intellectuellement.
En juin 86, j'avais séjourné à Moanda pendant une semaine de vacances. De passage à Boma sur le chemin de retour, j'ai rencontré François au petit séminaire de Mbata-Kiela où m'avait gentillement conduit Célestin Mbodo Makaya. Il était formateur, préfet de discipline. Nous avions eu une bonne conversation, la dernière, et on s'était promis de se revoir, conscients de l'énormité des distances qui nous séparaient. Même là, il avait encore sa cigarette et sa bière. Cela fait donc presque trente ans que je n'ai plus revu l'abbé François Tuma.
Entre-temps, par des amis prêtres, j'ai su que ce serviteur de Dieu a poursuivi des études d'éducation en Allemagne, qu'il est devenu coordinateur diocésain, puis national des écoles catholiques, etc.
François, kwenda mbote, vwanda na ndembama ya Mfumu.


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